Today's Post
Saturday, 24 October 2026

À quatre ans de sa pension, Christine, prof à Andenne, va devoir parcourir 140 km pour donner deux heures de cours : « C’est une aberration »

À la suite d'une récente décision administrative, certains enseignants se retrouvent dans l'obligation d'accepter une réaffectation, souvent pour des heures de cours très limitées. C'est le cas de Christine Gillet, qui enseigne les arts plastiques à temps partiel à l'école Sainte-Begge d'Andenne. Alors qu'elle est à quatre ans de sa retraite, Christine a été contrainte d'accepter une réaffectation de deux heures à Florennes, une distance de 140 kilomètres de son domicile.

Christine a partagé son expérience et les démarches qu'elle a entreprises face à cette situation. « Je trouve cela complètement absurde », a-t-elle déclaré, soulignant les difficultés logistiques que cela implique pour elle. « J'ai consacré de nombreuses années à l'éducation et maintenant, on me demande de parcourir une telle distance pour un si petit nombre d'heures. »

Cette situation n'est pas isolée, car plusieurs enseignants connaissent des réaffectations similaires, souvent dues à des changements administratifs ou à des besoins spécifiques des établissements scolaires. Christine a exprimé son incompréhension face à une telle décision, qui semble déconnectée des réalités du terrain. « C'est un vrai défi, non seulement sur le plan professionnel mais aussi personnel, car cela perturbe ma routine et ma vie de famille », a-t-elle ajouté.

Le contexte de cette réaffectation est marqué par des ajustements dans le système éducatif, qui vise à optimiser les ressources et à répondre aux besoins des élèves. Cependant, les enseignants se sentent souvent pris au piège par des décisions qui ne tiennent pas compte de leur situation individuelle. Christine, qui a toujours été passionnée par son métier, se retrouve dans une position difficile à un moment où elle aurait dû se concentrer sur ses dernières années d'enseignement.

Les syndicats enseignants ont également réagi à cette situation, soulignant qu'il est essentiel de respecter les conditions de travail des enseignants, surtout ceux qui approchent de la retraite. Ils appellent à une réflexion plus profonde sur la manière dont ces réaffectations sont gérées et sur l'impact qu'elles peuvent avoir sur le moral et la motivation des enseignants.

Alors que Christine continue de faire face à cette nouvelle réalité, elle espère que sa voix sera entendue et que des changements seront envisagés pour éviter que d'autres enseignants ne se retrouvent dans une situation similaire. « Je ne veux pas que d'autres aient à vivre ce que je traverse actuellement. Nous devons trouver un moyen de mieux gérer ces réaffectations », a-t-elle conclu.

Ce cas soulève des questions plus larges sur la gestion des ressources humaines dans le secteur éducatif et sur la façon dont les décisions administratives peuvent influencer la carrière et le bien-être des enseignants. Les discussions autour de ces enjeux sont de plus en plus pressantes, alors que le système éducatif fait face à de nombreux défis.