Anderlecht a tout bien fait mais sans avoir le bon résultat: Vitor Bruno signe pour avoir un tel contenu à chaque match
C'est à la mode donc on va la suivre en revenant une nouvelle fois à ce que Vitor Bruno a dit après la victoire au Cercle Bruges. Dans sa démonstration des raisons qui font qu'on aime tant l'imprévisibilité d'un match de foot, il a opposé le match au Jan Breydel – mauvais mais victorieux – à ceux face à Beveren et Genk – plus réussis mais pas au marquoir.
Un confrère local a passé son pouce sous son index avant de le libérer d'un coup pour signifier que dans un match, la pièce peut tomber d'un côté comme de l'autre.
Elle a chuté du mauvais côté. Dans les arrêts de jeu. Cette défaite a un goût très amer. On était vraiment aux antipodes du match de ce week-end. Anderlecht a fait le boulot plus que correctement mais rentre à Bruxelles sans le moindre point.
On rejoint doublement le coach des Mauves : on s'ennuierait si les 22 acteurs d'un match ne nous offraient pas la moindre surprise mais parfois ce n'est pas en jouant bien qu'on gagne.
Et pourtant Anderlecht a bien fait les choses
Quand Vitor Bruno parle, il va dans tous les sens. Mais certains de ses mots résonnent a posteriori. Dans son laïus de plus de quatre minutes, il a souligné qu'il aime qu'on dise "waw" en voyant jouer son équipe. Et qu'il avait parfois eu ce sentiment cette saison.
On ne dira pas qu'on a été bluffé par ce que les Mauves ont proposé à Zagreb. Agréablement surpris peut mieux résumer notre sentiment. D'autant plus que la composition avait de quoi surprendre avec des expérimentations et de nombreux changements.
On pourrait aussi se dire rassuré. Car on entend Vitor Bruno nous parler de ses valeurs et de ses piliers depuis des mois maintenant. Ce match est une déclaration d'intentions.
Les Mauves ont pressé, ont mis du tempo dans leur possession de balle et ont créé des occasions. Les équipes ont beau ne pas être les plus sexy sur le papier, le match a été au-delà de ses promesses.
Il a juste manqué ce petit but qu'Anderlecht aurait tant mérité dans sa période de domination en première mi-temps. Le Sporting s'est créé plusieurs grosses occasions coup sur coup. Dont un doublement stoppé par le cadre. La faute à pas de chance. On ne peut pas dire pareil de la tête loupée de Degreef.
Même dans les moments difficiles, Anderlecht a été bien en place
Si on est à 100 % honnête, le Dinamo a aussi eu ses occasions. Toujours via les deux mêmes filières. En forçant des phases arrêtées ou en poussant Barry en un contre un avec la flèche Hoxha. Le défenseur replacé à droite en a d'abord vu de toutes les couleurs avant de trouver la parade. Il a déposé sa carte de visite sur un tacle fou à la 80e minute.
Ces moments compliqués ont été gérés avec beaucoup de calme. Et surtout sans jamais défendre en reculant. Les Mauves ont toujours tenté de jouer au football, de récupérer le ballon le plus haut possible, d'être agressifs à la perte du cuir et de proposer du jeu directement à la récupération.
Le résultat n'a pas été aussi positif qu'escompté mais Vitor Bruno signe pour que son équipe propose un tel contenu à chaque match. Il préfère quand même une vilaine victoire à une défaite pleine de panache.
La fiche du match
Arbitre : Orel Grinfeeld (ISR)
DINAMO ZAGREB : Kotarski ; Galesic (62e Valisic), Sergi Domingez, Radeljic, Perez Vinlöf ; Misic, Stojkovic (68e Kacavenda), Ivanusec ; Almena (62e Dani Rodriguez), Beljo, Hoxha.
ANDERLECHT : Coosemans ; Barry, Omobamidele, Pétrot, Reabciuk ; Aasgaard, Stroeykens (87e Amane) ; Winkler (87e Antman), Ambros (65e Bentayeb), Degreef (77e Bertaccini) ; Cvetkovic (77e Sikan).
Cartons jaunes : Galesic, Degreef, Misic, Winkler.
Le but : 90e+ 6 Beljo (1-0)