Au parlement bruxellois, l’impossible conférence du fils de l’ancien chah d’Iran
Au début du mois, le Mouvement Réformateur (MR), notamment représenté par Georges-Louis Bouchez, avait proposé d'inviter Reza Pahlavi, le fils de l'ancien chah d'Iran, à se présenter devant la Chambre. Cependant, en raison de la délicatesse de la situation, les Affaires étrangères ont exprimé des réserves à cette initiative. En conséquence, le projet n’a pas abouti, bien que le groupe libéral ait manifesté son intérêt à le rencontrer en privé. Une rencontre aurait pu être envisagée le 5 novembre au Parlement bruxellois, mais il a été confirmé que Reza Pahlavi ne fera pas le déplacement dans dix jours rue du Lombard.
Ce jeudi, Bertin Mampaka, président du MR, a indiqué avoir sondé les possibilités d’une invitation. Il a déclaré : « Je pensais qu'il pourrait être envisageable d'organiser une conférence dans la salle des Glaces, mais les retours des partis socialiste et écologiste, que j'ai contactés, n'ont pas été favorables. Nous en resterons là, d'autant plus que l'avis des Affaires étrangères au niveau fédéral n'était pas positif. »
Reza Pahlavi, fils de l'ex-chah d'Iran, a été déposé lors de la Révolution iranienne de 1979 et vit en exil aux États-Unis depuis lors. Son nom a été fréquemment entendu lors des manifestations de janvier 2026 en Iran, mais il est difficile d'évaluer sa popularité réelle dans un pays où les journalistes ont un accès limité. Malgré cela, il est prévu qu'il prenne la parole à Bruxelles le 6 novembre, à l'École Royale Militaire, où il rencontrera le ministre de la Défense, Theo Francken, membre de la N-VA.