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Saturday, 24 October 2026

Bernard Quintin au « Soir » : « Je suis probablement un peu plus spécialiste du maintien de l’ordre que mon collègue de la Défense »

Bernard Quintin, ministre de l’Intérieur et membre du Mouvement Réformateur (MR), a exprimé son point de vue sur l'initiative de créer une nouvelle entité de sécurité, décrite comme une « gendarmerie 2.0 ». Ce corps serait constitué de personnels formés militairement, mais resterait sous l'autorité du ministère de l'Intérieur. Quintin a souligné que cette démarche pourrait permettre à la police de bénéficier des investissements réalisés pour que la Belgique atteigne l'objectif de 2 % du PIB consacré à la défense, conformément aux normes établies par l'OTAN.

Lors d'un entretien, Quintin a abordé les raisons qui l'ont poussé à collaborer avec son homologue, le ministre de la Défense Theo Francken, membre de la Nouvelle Alliance flamande (N-VA). Le ministre a précisé que l'idée d'une gendarmerie moderne est née de la nécessité d'adapter les forces de sécurité aux enjeux contemporains. Il a également mentionné que la formation militaire des agents pourrait renforcer leurs compétences en matière de maintien de l'ordre tout en leur permettant d'intervenir dans des situations de crise.

« Je suis probablement un peu plus spécialiste du maintien de l’ordre que mon collègue de la Défense », a déclaré Quintin, soulignant ainsi son expertise dans ce domaine. Il a ajouté que la collaboration entre les deux ministères est essentielle pour assurer une coordination efficace des efforts de sécurité, tant sur le plan national qu'international.

Quintin a également fait allusion aux défis croissants auxquels font face les forces de sécurité en Belgique, notamment en matière de terrorisme, de criminalité organisée et de troubles civils. Selon lui, la création de cette gendarmerie pourrait offrir une réponse plus adaptée à ces menaces, en permettant une meilleure préparation et une réponse plus rapide aux situations d'urgence.

Le ministre a insisté sur le fait que cette structure ne doit pas être perçue comme une militarisation de la police, mais plutôt comme une amélioration des capacités opérationnelles. Il a précisé que le corps serait formé pour agir dans le respect des droits de l'homme et des libertés individuelles, tout en veillant à maintenir l'ordre public.

Bernard Quintin a également évoqué l'importance de l'investissement dans la formation et l'équipement des forces de sécurité pour garantir leur efficacité. Les ressources financières allouées par le gouvernement pour atteindre les normes de l'OTAN devraient, selon lui, être utilisées judicieusement pour renforcer les capacités de la police et des autres services de sécurité.

En conclusion, le ministre de l’Intérieur a exprimé son optimisme quant à l'avenir de cette nouvelle entité. Il estime qu'avec une formation adéquate et un soutien gouvernemental, la gendarmerie 2.0 pourrait devenir un pilier essentiel de la sécurité en Belgique, capable de répondre aux défis actuels et futurs. Quintin a réitéré son engagement à travailler en étroite collaboration avec le ministre de la Défense pour concrétiser cette vision et assurer la sécurité des citoyens belges.