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Thursday, 08 October 2026
Brussels

Bien-être animal à Bruxelles : le MR assure que « ce vote aura bien lieu » et rejette les accusations de blocage

Le Mouvement Réformateur (MR) à Bruxelles conteste les allégations selon lesquelles il retarderait l'adoption du Code bruxellois du bien-être animal. Les responsables libéraux affirment qu'ils ne cherchent pas à bloquer ou à enterrer ce dossier, mais qu'ils souhaitent d'abord entendre les auteurs d'une pétition demandant un débat sur ce Code avant de fixer une date pour voter sur les textes concernés.

Lors d'une réunion de la Commission de l'Environnement du Parlement bruxellois, les députés du MR ont exprimé leur intention de soumettre les textes relatifs au bien-être animal au vote, tout en défendant une approche en deux étapes. Clémentine Barzin, Aurélie Czekalski, Ariane de Lobkowicz et Gaëtan Van Goidsenhoven ont souligné qu'il était essentiel d'écouter les citoyens ayant initié la pétition avant de décider de l'inscription des propositions à l'ordre du jour. « La protection des animaux mérite mieux que des effets d'annonce ou des polémiques. Notre priorité est de faire avancer ce dossier avec méthode et détermination », ont déclaré les quatre députés dans un communiqué commun.

Les élus libéraux insistent sur le fait que cette audition ne doit pas être interprétée comme une tentative de retarder indéfiniment l'examen des textes. « Ce vote aura bien lieu. Il s'agit d'un engagement, pas d'un renvoi aux calendes grecques. Nous voulons entendre les citoyens qui se sont mobilisés, puis permettre au travail parlementaire d'avancer », ont-ils affirmé. La démarche proposée par le MR implique donc d'écouter dans un premier temps les auteurs de la pétition, avant que les parlementaires ne se prononcent sur l'inscription des différents textes à l'ordre du jour. Le parti est déterminé à obtenir des « résultats concrets au cours de cette mandature ».

Il est à noter que Bruxelles est la seule région belge à ne pas disposer d'un Code unifié du bien-être animal. Le MR avait déjà réclamé son adoption lors de la précédente législature et avait, avec d'autres partis d'opposition, contribué à la rédaction d'un texte lorsque le projet gouvernemental n'avait pas abouti. Le programme du MR pour Bruxelles incluait également l'adoption d'un Code, avec des propositions visant à renforcer les contrôles contre la maltraitance animale et à créer une « police du bien-être animal ».

Dans son communiqué, le MR a également répondu à l'ancien ministre bruxellois du Bien-être animal, Bernard Clerfayt. Le parti a rappelé que ce dernier avait exercé cette compétence durant la précédente législature, lorsque DéFI faisait partie du gouvernement bruxellois, mais que le projet de Code n'avait pas été mis en œuvre. « L'ancien ministre Bernard Clerfayt, absent des échanges de ce matin, interpelle aujourd'hui sur un dossier qu'il n'a pas réussi à faire aboutir lorsqu'il était ministre chargé du bien-être animal », ont dénoncé les députés. Ils ont ajouté : « Pour notre part, nous entendons dépasser les blocages de la précédente législature et travailler à une issue concrète. »

Le précédent échec du projet avait conduit l'opposition de l'époque à reprendre le texte afin de tenter de le faire débattre au Parlement. À ce moment-là, le MR avait publiquement dénoncé le blocage du texte au sein de la majorité régionale.

Les libéraux ont également mis en avant le rôle de Gaëtan Van Goidsenhoven dans l'inscription de la protection et du bien-être des animaux dans la Constitution belge. L'article 7bis stipule que l'État fédéral, les Communautés et les Régions doivent veiller à « la protection et au bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles » dans l'exercice de leurs compétences respectives. Le programme du MR à Bruxelles a déjà fait de cette reconnaissance constitutionnelle un pilier de sa politique en matière de bien-être animal.

Le parti estime que cette reconnaissance doit désormais se traduire par des mesures concrètes à Bruxelles. « Le bien-être animal est une priorité. Le MR mettra tout en œuvre pour obtenir des résultats au cours de cette mandature », ont affirmé Clémentine Barzin, Aurélie Czekalski, Gaëtan Van Goidsenhoven et Ariane de Lobkowicz. Pour les libéraux, l'étape immédiate consiste donc à auditionner les pétitionnaires. Ensuite, il faudra aborder le moment délicat de décider quels textes sur le bien-être animal seront effectivement inscrits à l'ordre du jour et soumis au travail parlementaire.