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Saturday, 17 October 2026
Science

Climat : le Giec en crise, la publication de son prochain rapport devra attendre - RTBF Actus

La 65e session plénière du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) s'est terminée sans qu'un consensus ait été atteint concernant le calendrier de publication du prochain rapport d'évaluation. Benoît Faraco, ambassadeur français en charge des négociations climatiques, a exprimé ses préoccupations vendredi depuis Addis-Abeba, où se déroulaient les discussions. Sur son compte LinkedIn, il a évoqué des "pressions exercées par certains pays" pour retarder la publication des rapports.

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, le Giec a précisé que les "éléments clés de l'ordre du jour" de cette session demeurent en discussion. L'organisation a également annoncé que cette 65e session "reprendra dès que possible". Les rapports d'évaluation du Giec, qui sont élaborés sous l'égide des Nations Unies, sont publiés tous les cinq à sept ans et constituent une référence essentielle pour la science du climat. Le septième rapport d'évaluation est particulièrement important, car il influencera les engagements qui seront pris en 2028 et 2030, a souligné Benoît Faraco. Il a averti que cette situation de blocage pourrait entraîner une perte de temps cruciale dans la lutte contre le changement climatique.

Certains pays, notamment ceux qui participent activement aux discussions climatiques, souhaitent que le prochain rapport soit publié d'ici 2028. Cela permettrait d'éclairer les travaux de la COP33, qui doit établir le deuxième "bilan mondial" des efforts climatiques réalisés depuis l'entrée en vigueur de l'accord de Paris. L'objectif est de fournir aux décideurs politiques les meilleures informations possibles afin qu'ils puissent prendre des mesures ambitieuses face au défi climatique.

Cependant, d'autres nations, telles que l'Inde, l'Arabie saoudite et la Chine, plaident pour un report de la publication à 2029. Elles justifient cette demande par la nécessité de disposer de temps supplémentaire pour intégrer de nouvelles données scientifiques et les recherches provenant de pays en développement. Cette divergence d'opinions met en lumière les tensions persistantes au sein de la communauté internationale sur la manière de répondre efficacement aux enjeux climatiques.

La situation actuelle souligne l'importance cruciale d'un dialogue constructif et de la coopération entre les nations pour faire avancer les connaissances scientifiques et les politiques climatiques. Les discussions au sein du Giec visent à établir un consensus sur les meilleures approches pour aborder la crise climatique, mais les intérêts divergents des pays complicent cette tâche. La communauté internationale reste en attente de solutions qui permettront de concilier les besoins d'une action rapide et ceux d'une intégration approfondie des nouvelles données scientifiques.

Alors que le monde se prépare à faire face à des défis environnementaux de plus en plus pressants, la publication du prochain rapport du Giec est attendue avec impatience. Les résultats de ce rapport pourraient jouer un rôle déterminant dans la définition des stratégies et des engagements futurs en matière de climat, rendant d'autant plus nécessaire une résolution rapide des désaccords actuels.