Horner accuse Red Bull d'avoir perdu son âme, Mekies le contredit fermement
La tension entre Christian Horner et Red Bull continue de croître. Écarté de la direction de l'équipe autrichienne en juillet 2025 après deux décennies à la tête de l'écurie, Horner estime que son ancienne équipe a perdu une partie essentielle de son identité depuis son départ. Ces propos ont rapidement été contestés par Laurent Mekies, qui a pris la relève de Horner. Lors d'une conférence de presse au Grand Prix de Mexico, Mekies a défendu l'esprit d'équipe et la solidarité au sein de Red Bull, affirmant que la véritable identité de l'écurie se révélait dans sa capacité à surmonter les défis.
Christian Horner, qui n'a pas encore laissé derrière lui son passé chez Red Bull, a récemment critiqué l'évolution de l'équipe qu'il a dirigée pendant tant d'années. Dans une interview accordée au quotidien The Times, il a déclaré que la structure de Milton Keynes avait "perdu son mojo, sa présence, son ambiance" depuis son départ. Ces commentaires surviennent à un moment où Red Bull a dû faire face à des difficultés de performance et à des changements internes significatifs.
Après avoir été démis de ses fonctions en juillet 2025 à la suite d'une lutte de pouvoir et d'un déclin sportif, Horner a été remplacé par Laurent Mekies, qui avait pour mission de stabiliser l'organisation et de ramener l'équipe au sommet. Depuis son arrivée, Mekies a été salué pour sa gestion de cette transition délicate et pour l'amélioration progressive des performances de Red Bull.
Lors de la conférence de presse à Mexico, Mekies a répondu aux critiques de son prédécesseur sans chercher à alimenter la polémique. Il a reconnu à Horner le droit d'avoir son avis sur une équipe à laquelle il a consacré une grande partie de sa carrière, mais a rapidement précisé que sa propre perception de l'ambiance au sein de l'équipe était très différente. "Écoutez, tout d'abord, Christian a le droit d'avoir son opinion. Il a passé beaucoup de temps dans cette équipe et je respecte son point de vue," a-t-il déclaré. "Nous avons assurément un ressenti extrêmement différent concernant l'ambiance au sein de l'équipe."
Mekies a souligné que la force d'une équipe ne se mesure pas uniquement à ses résultats. Il a insisté sur le fait que la véritable cohésion d'un collectif se révèle dans les moments difficiles, lorsque la pression augmente et que les performances baissent. "C’est une chose d’avoir un état d’esprit positif lorsque l’on gagne des courses. C’en est une autre de conserver cette même combativité et cette même unité entre les membres de l’équipe lorsque l’on est sous pression," a-t-il ajouté.
Pour Mekies, la manière dont les membres de l'équipe ont réagi face aux difficultés constitue la meilleure réponse aux critiques de Horner. Il a mis en avant l'engagement des différentes équipes de Milton Keynes pour identifier les problèmes, accélérer le développement et retrouver la compétitivité. "La manière dont l’équipe est restée soudée, et la manière dont elle a mis le feu aux départements de Milton Keynes pour essayer de revenir, c’est quelque chose d’extrêmement difficile à accomplir," a-t-il déclaré.
Le directeur de Red Bull a également noté que les progrès réalisés récemment ont été une récompense pour les efforts de l'ensemble du personnel. Cependant, il a averti que ce redressement ne devait pas être considéré comme une réussite définitive. "Les gars ont obtenu la récompense qu’ils méritaient avec le redressement qu’ils ont réalisé, mais nous sommes parfaitement conscients que nous vivons et mourons en fonction de nos résultats," a-t-il précisé.
Malgré le retour de Red Bull à un meilleur niveau de compétitivité, Mekies a rappelé que l'objectif de l'équipe reste de remporter des titres mondiaux. Il a souligné que les progrès réalisés ne doivent pas amener l'équipe à réduire ses ambitions. "L’objectif n’est pas de gagner une course ou deux. L’objectif est de revenir aux titres mondiaux, et tant que nous n’y serons pas, personne n’aura le sentiment que nous avons accompli quoi que ce soit," a-t-il conclu.