Ivan Leko a secoué les Brugeois à la pause contre Lens : "Je leur ai dit tout ce que je vous dis là… mais de manière moins gentille"
Il y a eu un net contraste entre la première et la seconde mi-temps lors de la rencontre entre Bruges et Lens. "C'était un match compliqué", a déclaré Seys, qui a marqué le deuxième but des champions belges, au micro de VTM. "Surtout pendant les 45 premières minutes. Nous devons remercier Sommer. Sans lui, nous aurions été menés 0-2 ou 0-3 à la pause. Qu'est-ce qui n'allait pas ? Tout. Nous manquions de précision dans nos passes, nous jouions à un rythme trop lent, sans aucune accélération... Dans ces conditions, il est difficile de percer un bloc défensif aussi compact." Les joueurs de Lens ont su contenir les attaques des Brugeois, rendant difficile toute percée sur les flancs. "Les ailes étaient bien verrouillées", a confirmé Vanaken, qui a inscrit son 13e but en Ligue des champions. "Nous avions trop peu d'opportunités en un contre un. Nous n'avons pas créé suffisamment de situations dangereuses en première période. En revanche, eux ont eu de belles occasions, avec Ivanovic qui a frappé le poteau et Spileers qui a dû sauver une balle sur la ligne. Heureusement, mon but est tombé juste avant la pause, suivi de celui de Seys juste après."
Après la pause, l'équipe de Leko a montré un tout autre visage. "Oui, il a haussé le ton", a reconnu Seys, déjà présent pour 22 matchs en Ligue des champions. "Vous savez comment il est (rires). Il sait comment nous motiver. Pour mon but, j'aurais dû le mettre du premier coup !" Forbs a ensuite marqué le troisième but, permettant à son équipe d'afficher un bilan de 6 points sur 9 en phase de groupes. "Où tout cela va nous mener ? On ne sait jamais", a déclaré le latéral. "Deux victoires, c'est déjà bien. Notre prochain match sera contre le PSV le 4 novembre. Nous allons tenter de ramener les trois points." Pour cela, il faudra probablement encore compter sur un Sommer en grande forme. "J'ai apprécié cette victoire", a déclaré le gardien suisse. "Après notre match contre l'Inter, nous savions que celui-ci serait crucial. Il était essentiel de garder notre cage inviolée. Face à un bon adversaire, il fallait se battre ensemble."
Le gardien a également reçu les éloges de son entraîneur. Leko l'a défendu avec ferveur durant une période moins favorable, comme il le décrit lui-même. "J’aimerais avoir dix Sommer dans mon équipe", a confié le Croate. "Ce n'est plus un jeune, mais un homme. Il a une personnalité unique et rare. Il prend soin de tout le monde et est un exemple à tous les niveaux. En termes de professionnalisme, c'est un 12 sur 10. Il a été l'homme du match ce mercredi soir ainsi que mardi dernier contre l'Inter. À Bruges, il faut un gardien d’exception. Nous avions Mignolet et aujourd'hui, nous avons Sommer."
Leko a admis que son équipe avait eu de la chance et a souligné la différence marquée entre les deux mi-temps : "C'était comme si nous avions peur, comme si nous défendions quelque chose que nous n'avions pas. J'ai dit aux joueurs cette semaine d'oublier San Siro. Je pense que pour certains, ce n'était pas le cas. Nous avons joué un type de football que je n'apprécie pas : un jeu ennuyeux, avec des passes latérales, un faux pressing, etc. En seconde période, j'ai enfin vu mon équipe. Celle qui n'a peur de personne et qui ne respecte rien... Il ne faut pas oublier que Lens a terminé deuxième en Ligue 1 l'an dernier. Étant donné que le Paris SG évolue sur une autre planète, Lens a remporté le championnat. Je suis très fier de cela."
Qu'a-t-il donc dit à la mi-temps ? "Beaucoup de choses (sourire). J'ai expliqué qu'avec Sommer, nous aurions été à 0-3, qu'il fallait arrêter de défendre quelque chose que nous n'avions pas, qu'il fallait aller à la chasse et que tout ce qui devait se passer se passerait. J'ai dit tout ce que je viens de vous dire, mais d'une manière moins courtoise."