La Nasa fête Halloween avec des images spectrales effrayantes d'Hubble et James-Webb d'une nébuleuse !
Le télescope spatial Hubble, en service depuis le début des années 1990, continue d'émerveiller les astronomes et le grand public. Étonnamment, il reste un outil précieux aux côtés de technologies plus récentes comme le télescope spatial Euclid, qui observe le cosmos depuis 2023. À l'occasion d'Halloween, une fête folklorique célébrée aux États-Unis et dans d'autres pays, la NASA a partagé des images fascinantes de la nébuleuse de la Tête de Chat, capturées par Hubble et le télescope James-Webb.
La nébuleuse de la Tête de Chat, à ne pas confondre avec la nébuleuse de l'Œil de Chat dans la constellation du Dragon, se situe à environ 7 500 années-lumière de notre système solaire, au sein de la Voie lactée. Elle fait partie d'une structure plus vaste appelée la nébuleuse de la Carène, une nébuleuse à la fois en émission et en réflexion, localisée dans la constellation de la Carène. Ce phénomène a été découvert par l'astronome français Nicolas-Louis de Lacaille en 1752, depuis le cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud.
Les télescopes Hubble et James-Webb ont récemment observé des formations fascinantes au sein de la nébuleuse de la Carène, où des étoiles sont en train de se former. Leurs observations offrent des perspectives complémentaires sur cette nébuleuse, surnommée la « nébuleuse de la Tête de Chat », qui illustre le processus de formation stellaire. Hubble a capturé des images en lumière visible montrant un « chat » représenté par un pilier de poussière sombre, laissant entrevoir des jeunes étoiles en formation. En revanche, les images infrarouges prises par Webb révèlent de nombreux détails cachés, y compris une multitude d'étoiles.
Les images obtenues par ces deux télescopes montrent que la nébuleuse de la Tête de Chat mérite bien son nom. Les nuages de gaz et de poussière ont été sculptés par le rayonnement ultraviolet intense et les vents stellaires des jeunes étoiles massives qui l'entourent, formant une silhouette qui évoque un chat tourné vers l'observateur. Ces observations permettent aux astronomes de mieux comprendre les pouponnières d'étoiles et la dynamique de leur formation.
Dans le proche infrarouge, l'image de la nébuleuse de la Tête de Chat capturée par le télescope James-Webb révèle un champ dense d'étoiles et une structure complexe de filaments. À gauche du pilier, des structures légères contiennent de la matière exposée à un rayonnement stellaire intense. Les étoiles apparaissent en bleu et en jaune, tandis que certaines restent dissimulées sous la poussière. La zone lumineuse, désignée comme « l'œil du chat », pourrait abriter une jeune étoile en formation. Les images à haute résolution permettent également de distinguer des galaxies éloignées en arrière-plan.
La NASA et l'ESA ont souligné que les observations des deux télescopes, opérant à des longueurs d'onde différentes, fournissent des informations essentielles pour les astrophysiciens cherchant à comprendre la formation des jeunes étoiles et les nébuleuses qui les entourent. Ces études permettent de mieux appréhender les interactions entre les étoiles massives et les nuages interstellaires, notamment le rôle de la rétroaction stellaire, qui peut disperser les réservoirs de gaz normalement destinés à former de nouvelles étoiles.
Les images de Hubble, qui mettent en évidence des piliers de poussière sombre et des gaz ionisés, et celles en fausses couleurs de James-Webb, qui montrent une multitude d'étoiles cachées, illustrent bien les processus en cours. À long terme, la nébuleuse de la Tête de Chat subira des érosions et des transformations dues à l'évolution des étoiles qui l'entourent.
L'image infrarouge moyenne capturée par James-Webb révèle des structures complexes au sein de la nébuleuse, dessinées par le rayonnement émis par des poussières chaudes et des molécules carbonées, excitées par la lumière des étoiles. Les variations des conditions locales se traduisent par des différences de couleur et de luminosité. Des filaments fins et des globules sont particulièrement visibles, tandis qu'une source lumineuse jaune vif, probablement une étoile en formation, se détache sur un fond d'émissions infrarouges aux teintes rougeâtres.