Les débuts de Van Bommel, l’exemple espagnol, les Red Flames, l’aspect communautaire : Vincent Mannaert prône l'unité et la stabilité - RTBF Actus
Vincent Mannaert, le nouveau CEO de la Fédération belge de football, a récemment partagé ses réflexions sur l’état actuel du football belge et les changements à venir. Dans une déclaration franche, il a indiqué qu’il ne fallait pas s’attendre à des bouleversements immédiats : "Ne vous attendez pas tout de suite à une révolution. Laissez-moi encore quelques semaines pour faire l’état des lieux et on reparle fin d’année." Ce nouveau rôle lui impose une approche diplomatique, et il reconnaît que, bien qu’il ait été directeur sportif, il sera moins impliqué dans les décisions sportives, laissant cette responsabilité principalement à Pierre Locht, le nouveau directeur sportif, et Simon Mignolet, le directeur technique.
Mannaert a exprimé un avis positif sur les débuts de Mark van Bommel, le nouvel entraîneur de l’équipe nationale, qu'il a lui-même sélectionné. Il a déclaré : "Tout d’abord sur le relationnel, tous les retours sont positifs, du green-keeper jusqu’aux joueurs, tous me disent que c’est agréable de travailler avec lui." Bien qu'il soit conscient que la sympathie ne garantit pas le succès, il a été impressionné par le style de jeu et l'intensité que Van Bommel impose à l'équipe. "J’ai aimé le style de jeu, l’intensité demandée, le football qu’on essaye de pratiquer. Reste à essayer de tenir le coup physiquement pendant les 90 minutes," a-t-il ajouté. Concernant les résultats, il a souligné que le bilan de 6 points sur 12 était encourageant, en notant les victoires contre deux concurrents, dont un match à l’extérieur, malgré l'absence de plusieurs joueurs clés comme Courtois et De Bruyne.
Mannaert a également abordé la situation délicate entourant l’affaire Balogun, qui a provoqué des tensions au sein de la Fédération. Il a expliqué que des divergences de vision existaient entre son prédécesseur, Peter Willems, et la présidente Pascale Van Damme. Cette dernière a assisté à un match contre les États-Unis aux côtés de Gianni Infantino, président de la FIFA, afin de faire entendre la position de la Fédération belge. Mannaert a précisé : "Pascale Van Damme voulait être là où elle était pour justement parler directement à Infantino. Ce qu’elle a fait." Il a reconnu que sa présence avait un coût en termes d’image, mais il respecte son choix et souligne que la Fédération est attentive à l’évolution de ce dossier.
Sur le sujet de la formation, Mannaert a mis en avant l’Espagne comme modèle à suivre. Il a souligné l’importance de l’unité dans le football espagnol, qui découle d’une formation cohérente des entraîneurs et des jeunes joueurs. "On sent une unité dans leur football. Mais elle ne vient pas par hasard. Les entraîneurs, pour la formation des jeunes, sont eux-mêmes formés avec la même idée partout," a-t-il expliqué. À l’inverse, il a noté qu’en Belgique, il existe des disparités entre les régions, ce qui complique le développement d’une vision unifiée. Il a insisté sur la nécessité d’impliquer tous les clubs amateurs dans ce processus, en rappelant que des joueurs comme De Bruyne et Courtois ont débuté dans de petits clubs. "L’idée est donc de rassembler du Nord au Sud et d’Ouest en Est," a-t-il ajouté, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas imposer une philosophie unique, car même l’Espagne a évolué vers un style de jeu plus direct.