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Tuesday, 27 October 2026
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« Les sonnettes d’alarme retentissent » : Bart De Wever s’inquiète pour l’avenir de ce secteur en Belgique

Le Premier ministre Bart De Wever, représentant du parti N-VA, a souligné, ce lundi, l'urgence de renforcer l'intégration du marché européen afin d'assurer la protection du secteur pharmaceutique belge face aux stratégies concurrentielles des États-Unis et de la Chine. Ses propos ont été prononcés à l'occasion du 60e anniversaire de pharma.be, la fédération représentant l'industrie pharmaceutique, lors d'une cérémonie tenue à Bozar à Bruxelles.

« Ce soir, les cloches de la joie ne résonnent pas seules, les sonnettes d'alarme se font également entendre », a affirmé Bart De Wever, reprenant les préoccupations exprimées plus tôt par Caroline Ven, la PDG de pharma.be, qui avait évoqué une inquiétude croissante pour l'avenir. Elle a notamment mentionné une diminution des exportations, une baisse des investissements et des pertes d'emplois potentielles dans le secteur.

Face à la montée en puissance de la Chine et aux politiques protectionnistes mises en œuvre par les États-Unis, le Premier ministre a jugé indispensable d'élaborer une stratégie solide pour le secteur biopharmaceutique. En réponse à cette situation, le gouvernement fédéral a relancé l'Observatoire de l'industrie pharmaceutique, qui a tenu sa première réunion en septembre dernier. Cet observatoire a pour mission de créer un tableau de bord de la compétitivité et de formuler des recommandations politiques adaptées.

Cette démarche vise à établir une base pour une stratégie à long terme qui transcende les différentes législatures, tout en assurant un suivi régulier de l'évolution du secteur. De Wever a également mis en avant l'importance des exportations, de la recherche internationale et du partage des connaissances. « Élever des barrières, comme certains le font de manière insensée, ne peut pas être la solution », a-t-il déclaré, en référence aux mesures protectionnistes prises à Washington.

Le Premier ministre a aussi exprimé ses préoccupations concernant les faiblesses du marché intérieur européen, qu'il considère comme fragmenté en « 27 petits marchés », chacun avec ses propres procédures, prix et réglementations. Une telle situation nuit à la compétitivité européenne. « Quiconque souhaite protéger le secteur pharmaceutique des répercussions des décisions prises à Washington et à Pékin arrive invariablement à la même conclusion : il faut renforcer l'intégration du marché européen », a-t-il insisté.

Pour atteindre cet objectif, De Wever a proposé d'améliorer la réglementation et de mobiliser davantage de capitaux. « Nous avons besoin de règles qui protègent et encouragent, plutôt que de règles qui étouffent », a-t-il déclaré, tout en saluant certaines initiatives européennes comme le Biotech Act, tout en précisant que des efforts supplémentaires sont encore nécessaires.

Depuis son accession au pouvoir, Bart De Wever a régulièrement plaidé pour une intégration plus poussée du marché européen. Il avait particulièrement défendu cette idée récemment, après l'annonce de la suppression de 1.217 postes chez GSK Belgique, un événement qui a ravivé les inquiétudes concernant l'avenir de l'industrie pharmaceutique dans le pays.