L’instabilité de Donald Trump inquiète : la France et la Belgique ont entamé il y a peu des nouvelles discussions concernant une nouvelle dissuasion nucléaire pour l’Europe
Si la Russie ne cesse de rappeler qu’elle ne compte pas s’en prendre à des pays de l’OTAN et encore moins à des membres de l’Union européenne, les Occidentaux se préparent, de manière discrete ou pas, à un conflit ouvert avec Vladimir Poutine.
Et un nouvel élément change la donne depuis plusieurs semaines : l’instabilité de Donald Trump. Impossible aujourd’hui de dire si oui ou non le président américain viendra en aide à un pays en cas d’attaque russe.
Face à ces questions, on apprend ce jeudi que la Belgique et la France ont entamé des discussions sur un renforcement de la dissuasion nucléaire en Europe. C’est en tout cas ce qu’affirment nos confrères du Morgen. Cette initiative portée par Emmanuel Macron ne remplacera pas l’éventuelle protection américaine mais a la mérite d’exister.
Concrètement, des représentants du Premier ministre Bart De Wever, du ministre de la Défense Theo Francken et du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot se sont rendus à Paris le 25 septembre pour une première rencontre avec l’entourage d’Emmanuel Macron. L’objectif de ces premiers contacts est d’examiner comment renforcer la sécurité européenne face à la Russie : « La Belgique et la France ont tenu une première concertation stratégique exploratoire sur le rôle de la dissuasion dans le contexte européen », a expliqué Maxime Prévot au quotidien flamand. Ces discussions s’inscrivent dans une démarche plus large puisqu’Emmanuel Macron a déjà engagé des échanges similaires avec l’Allemagne, la Pologne et la Suède.
Depuis la Guerre froide, l’Europe bénéficie du parapluie nucléaire américain. Les États-Unis disposent d’un arsenal nucléaire important, et notamment de 10 à 15 armes nucléaires stationnées sur la base belge de Kleine-Brogel, susceptibles d’être utilisées par des avions de combat belges. Si Washington réaffirme régulièrement son engagement à défendre ses alliés de l’OTAN, l’imprévisibilité de Donald Trump pousse plusieurs dirigeants européens à envisager des garanties supplémentaires.
La France, seule puissance nucléaire de l’Union européenne depuis le Brexit, possède environ 290 ogives. Emmanuel Macron souhaite développer une « dissuasion avancée », permettant notamment de déployer des avions de combat Rafale dans d’autres pays européens. Une présence française sur une base aérienne scandinave pourrait par exemple envoyer un signal fort à Moscou.
En septembre dernier, la Finlande est devenue le dixième pays européen à rejoindre l’initiative de « dissuasion nucléaire avancée » proposée par la France, dont la Belgique fait déjà partie.
Mais attention, contrairement aux accords de partage nucléaire de l’OTAN, la France entend conserver l’intégralité de son pouvoir de décision. Seul son président peut autoriser l’utilisation de l’arsenal nucléaire français, lorsque les intérêts vitaux du pays sont menacés.
Maxime Prévot confirme qu’aucun partage des décisions nucléaires n’est envisagé avec la Belgique. Pour la Belgique, les discussions devraient donc principalement porter sur une meilleure coordination stratégique et un échange d’informations plus efficace avec Paris.
Selon plusieurs sources relayées par nos confrères, Emmanuel Macron souhaite conclure les discussions avec ses partenaires européens d’ici mars 2027, avant son départ de l’Élysée en mai. Mais l’avenir de cette initiative pourrait dépendre du résultat de l’élection présidentielle française. Une éventuelle arrivée au pouvoir de Marine Le Pen, favorable à un rapprochement avec la Russie, pourrait remettre en question cette nouvelle stratégie de dissuasion.
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4 Commentaires
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JP Semoy
le nucléaire belge c’est du vent dès lors que trump nous prend pour des exécutants tous justes bons à lui acheter des tesla et des f35 et à obéir aux ordres. un f35 ne peut rysans l’aval de ce promoteur immobilier.
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Robert Joël
L’instabilité de Donald Trump inquiète ????si il n'était qu'instable ,mais apparemment son cerveau c'est fait la malle
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Mike M
De toute façon, rien à craindre avec Theo on est armé jusqu'au dent.
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Mike M
De toute façon, rien à craindre avec Theo on est armé jusqu'au dent.