Moscou convoque l’ambassadeur de Belgique après des accusations de menaces russes
L’ambassadeur belge à Moscou, Michel Gerebtzoff, a été convoqué mardi par le ministère russe des Affaires étrangères, selon l’agence de presse Tass. Cette convocation fait suite à des accusations de responsables militaires et politiques belges qui ont imputé à la Russie des menaces hybrides, des actes de sabotage, ainsi que des menaces militaires directes croissantes à l’égard de la Belgique et de l’Europe.
Le ministère russe des Affaires étrangères a fermement rejeté ces allégations. Dans un communiqué, il a déclaré : « Les déclarations ouvertement agressives de certains représentants des autorités belges, qui présentent délibérément la Russie comme un ennemi, contribuent à une nouvelle escalade et font courir le risque que la confrontation qu’ils attisent échappe à tout contrôle. »
Le ministère a également exhorté la Belgique à réfléchir aux conséquences de telles déclarations et à modérer le ton de sa rhétorique anti-russe, qui, selon lui, alimente les tensions sur le continent européen. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni par l’agence Tass concernant cette déclaration.
Du côté belge, aucune réaction officielle n’a été communiquée par les sources gouvernementales. Ce n’est pas la première fois que la Belgique est convoquée par la Russie. En juin 2023, l’ancien ambassadeur de Belgique, Marc Michielsen, avait également été appelé au ministère russe des Affaires étrangères en raison de l’utilisation présumée d’armes belges par des groupes armés pro-ukrainiens lors d’une incursion dans la région de Belgorod, en Russie.
Cette nouvelle convocation se produit dans un contexte tendu, marqué par un appel récent du ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha. Ce dernier a exhorté l’Union européenne à utiliser des actifs russes immobilisés sur son territoire, principalement en Belgique, pour soutenir l’Ukraine. De plus, cette situation survient juste avant un sommet européen à Bruxelles, où le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est attendu vendredi.
Concernant la question des actifs russes, un haut responsable européen a indiqué que « les positions n’ont pas changé » depuis décembre dernier. À cette époque, la Belgique avait réussi à convaincre les autres États membres de l’UE de recourir à un emprunt classique pour financer l’Ukraine. Ce responsable a précisé qu’il était difficile de prévoir la dynamique entre les États membres, mais qu’aucune décision sur le financement de l’Ukraine ne serait attendue lors de ce sommet.