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Wednesday, 14 October 2026
Health

Papillomavirus : l'OMS envisage la vaccination dès 4 à 8 ans • TNTV News - Tahiti Nui Télévision

Environ 165 pays ont déjà mis en place la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), a révélé Anthony Scott, membre du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (Sage) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d'une conférence de presse. Cependant, il a souligné que la couverture vaccinale mondiale, qui atteint seulement 33 %, reste très éloignée de l'objectif ambitieux de 90 % fixé par l'OMS.

Le papillomavirus humain est une infection sexuellement transmissible courante et constitue la principale cause du cancer du col de l'utérus. Ce cancer est le cinquième le plus fréquent chez les femmes dans le monde, avec 604 000 nouveaux cas et 280 000 décès prévus en 2024, selon les données de l'OMS.

Dans un rapport de 2022, l'OMS avait établi qu'une seule dose du vaccin contre le HPV offrait une protection comparable à celle de deux doses pour les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans. À la lumière des données récentes, le groupe Sage a conclu, lors de sa dernière réunion, que la vaccination par dose unique pour les filles de 9 à 14 ans était désormais la stratégie la plus efficace pour atteindre l'objectif mondial de couverture vaccinale de 90 %.

Le groupe d'experts a également recommandé que les pays envisagent d'introduire la vaccination de routine pour les filles âgées de 4 à 8 ans, si cela peut contribuer à augmenter la couverture vaccinale. Scott a précisé que le schéma vaccinal à dose unique pourrait être élargi progressivement à d'autres groupes prioritaires.

Selon lui, la priorité devrait être donnée d'abord à la mise à jour du statut vaccinal des femmes jusqu'à 25 ans, puis jusqu'à 30 ans. Ensuite, il serait judicieux de mettre en place la vaccination de routine pour les garçons de 9 à 14 ans, suivie d'un rattrapage pour les hommes jusqu'à 20 ans.

Il est important de noter que presque toutes les personnes sexuellement actives seront infectées par le HPV à un moment donné de leur vie, souvent sans symptômes. L'OMS indique que dans la majorité des cas, le système immunitaire parvient à éliminer le virus naturellement. Toutefois, une infection persistante par certains types cancérogènes du HPV peut engendrer des anomalies cellulaires susceptibles d'évoluer vers un cancer.