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Wednesday, 28 October 2026

« Adolf Hitler était d’extrême gauche » : Laura, conseillère communale MR-UC, partage une vidéo sur Facebook qui provoque une énorme polémique à Spa, « on traite toute la droite de fasciste »

Une déclaration controversée a récemment fait surface à Spa, provoquant un vif débat : « Adolf Hitler était un homme d’extrême gauche ». Cette affirmation, qui n'est pas fondée historiquement, est issue d'une vidéo partagée sur Facebook par Laura Bonazza, conseillère communale du MR-UC. La publication a engendré une forte indignation, non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi au sein de la majorité communale, où plusieurs membres se distancent de ses propos.

Interrogée sur les raisons de ce partage, l'élue a expliqué son point de vue. « On qualifie souvent ceux de droite de fascistes. Les personnes de droite craignent de s’exprimer ou même de commenter des sujets. Cela devient de plus en plus difficile », a-t-elle déclaré. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi elle avait choisi de partager cette vidéo en particulier, elle a répondu : « Je pense que cet homme a effectué des recherches avant de publier. Pourquoi dit-il cela maintenant ? Et si c'était vrai ? En fin de compte, peu importe si Hitler était de droite ou de gauche. »

Cette déclaration a suscité des réactions variées, certains commentateurs soulignant que le parti de Hitler, le NSDAP, se considérait comme de gauche à ses débuts, du moins jusqu'à sa prise de pouvoir en 1933. Par exemple, Joseph Goebbels avait écrit dans le journal du parti, "Der Angriff", que le NSDAP se voyait comme la gauche allemande, dénonçant les bourgeois capitalistes qu'ils détestaient. Cependant, cette vision est contestée par beaucoup qui rappellent que le régime nazi a persécuté les partis communistes et socialistes, ainsi que les syndicats indépendants, le plaçant historiquement à l'extrême droite.

Les commentaires sur cette affaire reflètent des opinions divergentes. Certains internautes appellent à des mesures extrêmes, comme l'internement de la conseillère, tandis que d'autres défendent son droit à l'expression. Un utilisateur a critiqué la réaction de la gauche contre Bonazza, affirmant que ceux-ci tentent de réprimer une voix qui relaye simplement une vidéo. D'autres ont souligné que le fait qu'un parti se nomme « national-socialiste » ne définit pas son idéologie politique, mettant en avant que les actions et les faits sont des éléments déterminants pour classifier un mouvement politique.

La controverse met en lumière une division croissante dans le paysage politique belge, où les débats autour de l'extrême droite et de l'extrême gauche continuent d'alimenter les tensions. Alors que certains estiment que le climat politique devient hostile pour ceux qui s'identifient à la droite, d'autres affirment que la désinformation et la révision de l'histoire sont des dangers qui émergent principalement de cette même droite. La situation à Spa illustre bien ces luttes idéologiques contemporaines, où les opinions sont souvent polarisées et où les débats peuvent rapidement dégénérer en attaques personnelles.

Dans ce contexte, les discussions sur l'histoire et l'interprétation des événements passés, comme ceux liés à Hitler et au nazisme, deviennent particulièrement sensibles. Les enjeux ne concernent pas seulement des interprétations historiques, mais touchent également des questions de liberté d'expression, de responsabilité politique et de la manière dont les idées sont perçues dans le discours public actuel.

Alors que la polémique continue de faire couler de l'encre, il reste à voir comment cette affaire influencera le climat politique à Spa et au-delà, et si d'autres élus prendront position sur des questions aussi délicates à l'avenir.