"Anderlecht est venu aux nouvelles me concernant" : les révélations de Mehdi Bayat
Mehdi Bayat, qui dirige le Sporting Charleroi depuis quatorze ans aux côtés de Fabien Debecq, a récemment évoqué des rumeurs le liant à d'autres clubs belges, notamment lors d'un entretien croisé avec Pierre François, à l'occasion du match wallon de dimanche. Bien qu'il ait été mentionné dans des discussions concernant d'autres équipes, Bayat est resté fidèle aux Zèbres, même lorsque des opportunités concrètes se sont présentées.
Au cours de la conversation, Bayat a abordé les spéculations le reliant au Standard de Liège, une situation que Pierre François a qualifiée de "pas possible" avec humour. Bayat a confirmé qu'il entend souvent des rumeurs à ce sujet, mais qu'il ne sait pas d'où elles proviennent, ajoutant que cela aurait été "techniquement impossible".
Cependant, il a révélé qu'il avait été contacté par Anderlecht, bien que ce ne soit pas par la direction actuelle. "Ils sont venus aux nouvelles me concernant", a-t-il expliqué. Cela remonte à 2012, alors qu'il venait de prendre les rênes de Charleroi, avant que Marc Coucke n'en devienne le propriétaire. À l'époque, le club mauve cherchait à renouveler son équipe dirigeante. Bayat a précisé : "Je pense que Roger Vanden Stock et Herman Van Holsbeeck me voyaient bien pour assurer la relève d'Herman. Et là, c'était beaucoup plus concret."
Malgré cet intérêt, les discussions n'ont pas abouti. Bayat a expliqué que cela aurait été impossible pour lui de quitter Charleroi, soulignant son rôle d'actionnaire majeur au sein du club. "C'était aussi peut-être l'une des raisons qui me permettent d'être dans la longévité à Charleroi : je suis quand même un actionnaire très important. Ce n'était pas comme si du jour au lendemain on pouvait mettre la clé sous le paillasson et partir", a-t-il déclaré.
En ce qui concerne un éventuel départ vers le Standard, Bayat a affirmé qu'il respecterait toujours la rivalité entre les deux clubs. "Je pense que si un jour je ne suis plus à Charleroi, car c'est techniquement possible, il serait par principe impossible pour moi d'aller travailler au Standard", a-t-il conclu, montrant ainsi son attachement à son club actuel.
Les supporters du Standard, malgré les tensions et les rivalités, devraient avoir l'occasion de saluer leur équipe avant le match wallon, qui se déroulera à huis clos. La situation financière du club est également préoccupante, avec des pertes estimées à plusieurs centaines de milliers d'euros dues à cette mesure. De son côté, Adnane Abid, joueur du Standard, a exprimé sa confiance avant le choc, affirmant que Charleroi n'était "pas le Real Madrid non plus".