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Wednesday, 07 October 2026
Entertainment

Après la polémique "Le Pen ou Mélenchon", Philippe Geluck réagit : "Je suis abasourdi par le nombre de réactions haineuses à mon égard"

Philippe Geluck, le célèbre dessinateur belge, a récemment suscité une vive controverse lors de son passage dans les studios de la Première, mardi matin. Il a pris la parole sur sa page Instagram mercredi midi pour exprimer son étonnement face au nombre de réactions hostiles qu'il a reçues. "Suite à la publication par Matin Première d'un extrait d'une interview radio, je suis abasourdi par le nombre de réactions haineuses à mon égard", a-t-il déclaré, faisant référence à la tempête médiatique qui a suivi ses propos.

La source de cette controverse ? Sa réticence à affirmer qu'il voterait pour empêcher Marine Le Pen, candidate d'extrême droite, de remporter la présidence face à Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise, lors d'un éventuel second tour. Lors de l'interview diffusée dans l'émission "L'Invité culture", Geluck a exprimé son malaise vis-à-vis de Mélenchon, affirmant : "Mélenchon me donne des boutons." Interrogé par Élodie de Sélys sur la possibilité que ce sentiment soit partagé par d'autres, il a répondu : "Non justement, mais je ne m'attendais pas à ce que les boutons me viennent de ce côté-là de la politique."

Lorsque la question a été posée sur son vote potentiel entre Mélenchon et Le Pen, Geluck a avoué qu'il ne savait pas ce qu'il ferait. "Je préfère ne pas me prononcer parce que je ne suis pas français," a-t-il précisé. Cependant, il a mentionné que certains de ses amis en France, plutôt de gauche, envisageaient de voter pour Le Pen. Ce commentaire a été mal interprété par de nombreux internautes, qui ont exprimé leur indignation, certains appelant même à boycotter ses bandes dessinées.

En réponse à cette polémique, Geluck a réaffirmé sa position sur ses réseaux sociaux. "Si j'ai signalé ces personnes se disant prêtes à voter Le Pen plutôt que Mélenchon au deuxième tour, c'est pour nous alerter sur l'état d'esprit régnant en France en ce moment. Et cela ne signifie évidemment pas que je ferais comme elles," a-t-il insisté. Il a également souligné dans une image qu'il n'envisagerait "jamais" de voter pour l'extrême droite, déclarant : "Jamais de ma vie ! Je combats leurs idées nauséabondes dans ma vie et à travers mes dessins depuis toujours."

Geluck a également rappelé un passage important de son interview où il avait exprimé son dégoût pour l'extrême droite, disant que "de l'autre côté, ça me donne des syncopes et des vapeurs." Ce détail a été largement ignoré dans les réactions qui ont suivi, et il a été contraint de clarifier ses propos pour éviter toute interprétation erronée. La situation met en lumière la polarisation actuelle des débats politiques en France et la sensibilité des sujets liés à l'extrême droite.

En somme, la réaction de Geluck témoigne de la complexité des opinions politiques et des réactions parfois excessives que peuvent provoquer des déclarations publiques, surtout dans un climat politique aussi tendu. Son intention de mettre en lumière un phénomène inquiétant concernant certains électeurs français semble avoir été éclipsée par la réaction immédiate et enflammée des réseaux sociaux.