« Attentat terroriste raciste » en France : un mort et quatre blessés en urgence absolue, dont une fillette de 12 ans
Un acte de violence tragique a eu lieu vendredi dans les Yvelines, où un homme, suspecté d'avoir des motivations racistes, a ouvert le feu depuis un véhicule, entraînant la mort d'une personne et blessant cinq autres, dont une fillette de 12 ans. Cet événement a été qualifié par le maire de Trappes, Ali Rabeh, de « attentat à connotation raciste, probablement islamophobe ».
Les faits se sont déroulés à Trappes et La Verrière, deux communes situées en périphérie de Paris. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé la gravité de la situation en se rendant sur les lieux. Parmi les blessés, une jeune fille a été touchée de manière critique. Le suspect, âgé de 39 ans et domicilié à Plaisir, a été arrêté et placé en garde à vue.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a rapidement pris en charge l'enquête, ouvrant une procédure pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste », en raison des motivations racistes présumées derrière l'attaque. Ali Rabeh a déclaré que cette fusillade représentait « probablement l’une des premières tentatives de crime de masse à connotation islamophobe et raciste », appelant à l’unité républicaine face à cette tragédie.
Laurent Nuñez, accompagné de la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a qualifié l’incident de « crime terroriste » et a exprimé sa satisfaction que le « périple meurtrier » ait été stoppé. Le tireur a été appréhendé à Coignières, à proximité des lieux de l’attaque, après avoir ouvert le feu vers 10h30.
Selon les informations fournies par des sources policières, le suspect était en possession d’un pistolet mitrailleur et de grenades lacrymogènes. Bien qu'il soit inscrit dans le fichier des antécédents judiciaires, il n'était pas connu des services de renseignement. Son interpellation a été confirmée par le Pnat.
Nicolas Dainville, maire de La Verrière, a rapporté que la fillette touchée avait subi huit impacts de balle, mais que son état était désormais « stabilisé ». Il a également mentionné que deux hommes de ménage, décrits comme « de type africain », avaient été blessés lorsque le suspect a quitté son véhicule pour tirer. « C’est l’effroi, le traumatisme, un cauchemar », a-t-il commenté.
Ali Rabeh a précisé que la personne décédée était d'origine africaine et que la fillette en situation d'urgence absolue était d'origine maghrébine. Sur le réseau social X, le président Emmanuel Macron a affirmé que « la Nation » se tenait aux côtés des victimes et des habitants touchés par cette « terrible épreuve ». Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a également qualifié les événements de « très graves ».
Un habitant de Trappes, Samy, a décrit avoir vu un corps allongé au sol depuis sa fenêtre, tandis que sa mère a été témoin de la scène dans la rue, remarquant une voiture Clio grise « passer à toute allure » et entendant des « détonations ». Un autre résident, Adel, 50 ans, a partagé son inquiétude, évoquant la peur que ressentent ceux qui partagent un profil similaire avec les victimes.
« C’est un miracle qu’on n’ait pas davantage de victimes », a déclaré Ali Rabeh, faisant état de « nombreux tirs à travers différents quartiers » de Trappes. Il a décrit le tireur comme quelqu’un qui « manifestement, tirait au hasard et avait envie de faire un carnage ». Une cellule d’aide psychologique a été mise en place pour soutenir les victimes et les témoins de cette tragédie.
Emmanuel Macron prévoit de se rendre à Trappes ce vendredi soir. L'Élysée a qualifié les tirs de ce matin d'« attentat terroriste raciste », et le président exprimera sa solidarité envers toutes les personnes mobilisées sur place, notamment en rencontrant le maire, les forces de secours et des habitants de Trappes.