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Wednesday, 21 October 2026
Technology

Ballon d'or 2026 : voici le vainqueur selon l'IA

Le Ballon d'or 2026, prévu pour le lundi 26 octobre à Londres, se révèle difficile à anticiper. D'après le cabinet français Avisia, qui conseille les grandes entreprises du CAC 40 sur l'intégration de l'intelligence artificielle dans leurs processus, aucun des 30 joueurs nommés cette année ne répond entièrement aux critères habituellement associés au lauréat. Cette situation est en grande partie due à l'impact de la Coupe du monde, qui a redistribué les cartes.

Pour formuler ses prédictions, Avisia utilise des milliers d'arbres de décision pour analyser divers scénarios et évaluer les chances de victoire de chaque joueur. Leur modèle croise des données sur les performances collectives et individuelles des joueurs, leur notoriété médiatique, ainsi que l'influence potentielle du système de vote du Ballon d'or. Julien Legavre, responsable de la pratique Data et IA chez Avisia, explique : « Pour cette édition 2026, nous constatons que la compétition est très serrée, car aucun joueur ne remplit les cinq critères clés. Une dizaine de joueurs en remplissent trois, rendant le résultat incertain. »

Lamine Yamal est en tête des prédictions, mais avec une avance limitée. Le jeune joueur espagnol dispose de 23 % de chances de remporter le Ballon d'or 2026, suivi par Harry Kane avec 21 %, et Kylian Mbappé et Rodri, tous deux à 19 %. Lionel Messi complète le Top 5 avec une probabilité de 18 %. Cette situation diffère grandement de l'année précédente, où un écart de 72 % à 56 % avait été noté entre Ousmane Dembélé, largement en tête, et Lamine Yamal, qui avait alors terminé à la deuxième place. Les cinq joueurs mentionnés avaient ensuite constitué le Top 5 du classement final.

Julien Legavre ajoute : « Lamine Yamal bénéficie d'un léger avantage grâce à l'impact de la victoire en Coupe du Monde. Sur les sept dernières éditions, le vainqueur était finaliste dans cinq cas. Son style de jeu spectaculaire contribue également à sa forte visibilité médiatique, lui conférant un avantage sur ses coéquipiers. »

Avisia ne se limite pas aux statistiques de buts ou de passes décisives pour départager les joueurs. Son modèle évalue également les victoires dans les principaux championnats, en Ligue des champions et dans les grandes compétitions internationales, ainsi que les récompenses individuelles. En outre, les performances sont mesurées grâce à l’Avisia Player Index, qui analyse plusieurs centaines d'indicateurs comme les passes, les tirs et les tacles, en tenant compte du poste du joueur, de son temps de jeu, du style de son club et du niveau de son championnat.

La notoriété des joueurs est également prise en compte : Avisia mesure leur présence médiatique et sur les réseaux sociaux au cours des trois mois précédant la cérémonie. Le modèle examine également le comportement historique des pays votants pour identifier d'éventuelles affinités avec certaines nationalités, clubs ou styles de jeu. « Transformer l'immatériel en indicateurs concrets est au cœur de notre expertise data. Pour évaluer la notoriété, nous analysons en détail les réseaux sociaux et les médias sportifs, ce qui nous permet d'estimer l'impact médiatique d'un joueur et l'efficacité des campagnes de communication de son club ou de sa fédération. », souligne Julien Legavre.

Il précise également pourquoi Dembélé n'apparaît pas dans les prédictions : « Bien qu'il ait connu une excellente saison et remporté des titres avec le PSG, il lui manque des points sur les critères les plus sélectifs cette année. Pour être dans le Top 5, il aurait dû avoir un impact plus fort en Coupe du Monde ou des statistiques personnelles exceptionnelles. Nous n'avons pas mesuré de réelle campagne de communication autour de lui cette saison, ce qui le fait sortir des places d'honneur. »

En analysant les sept dernières éditions, Avisia a tenté de dégager les caractéristiques des lauréats. Le profil qui émerge est celui d'un joueur offensif évoluant dans un grand club européen, généralement vainqueur d'une compétition majeure, avec des statistiques individuelles élevées et une forte notoriété médiatique. De plus, les lauréats dépassent presque systématiquement les dix passes décisives en club, et dans six des sept dernières éditions, le futur Ballon d'or avait marqué au moins une fois lors des phases finales de la Ligue des champions.

« L'analyse de données ne remplace pas la magie du football, mais elle aide à en comprendre les logiques. L'année dernière, notre modèle avait correctement prédit le Top 5, prouvant que les choix des votants suivent des tendances mesurables, semblables à celles observées dans le comportement des consommateurs. Cette année, Lamine Yamal est en tête de nos prévisions, mais l'écart est très faible. Les statistiques sont là, place maintenant au suspense de la cérémonie », conclut Julien Legavre.