La prise en charge de la dépression de la femme enceinte profite au développement cérébral du nouveau-né
Les répercussions potentielles de la dépression chez les femmes enceintes sur le développement de l'enfant ont été largement documentées. Cependant, une étude récente, publiée le 16 octobre dans la revue Nature Communications, apporte de nouvelles perspectives sur cette problématique. Cette recherche s'est penchée sur l'effet d'un traitement psychothérapeutique durant la grossesse sur le développement cérébral et émotionnel des nouveau-nés.
Réalisée par une équipe de chercheurs pluridisciplinaire, cette étude a été menée selon les protocoles d'un essai clinique randomisé. Sur les 109 femmes présentant des symptômes dépressifs marqués qui ont participé à l'étude, 52 d'entre elles ont été sélectionnées par tirage au sort pour bénéficier d'un suivi psychothérapeutique. Ce suivi consistait en huit séances de cinquante minutes pendant leur grossesse. Elysia Davis, professeure de psychologie à l'université de Denver aux États-Unis et coordinatrice de l'étude, a expliqué que « ces séances visaient à développer des compétences interpersonnelles, à réduire les conflits et à renforcer le soutien social ».
Les 57 autres participantes ont été intégrées dans un groupe témoin, recevant une prise en charge standard. Cela comprenait une séance de psychoéducation destinée à fournir des informations sur la santé mentale et des stratégies pour gérer les symptômes dépressifs, ainsi qu'une orientation vers des services de soutien en santé mentale, comme des thérapies. Les deux groupes ont continué à bénéficier de leurs soins médicaux habituels, y compris la possibilité de recevoir des médicaments.
Dans la seconde phase de l'étude, les chercheurs ont évalué 109 bébés. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) a été utilisée pour mesurer les volumes de deux structures cérébrales spécifiques – l'hippocampe et l'amygdale – chez les nourrissons âgés de 6 semaines. De plus, à l'âge de 6 mois, l'émotivité négative des bébés a été évaluée par l'observation de leur comportement. Bien que les différences observées entre les deux groupes soient minimes, elles se sont révélées statistiquement significatives.