Prévention du cancer du sein : ces 10 conseils et règles d’hygiène de vie permettraient d’éviter 20 000 cas par an en France
Maintenir un poids santé est essentiel pour réduire le risque de cancer du sein. Selon la Breast Cancer Research Foundation (BCRF), une perte de poids modérée, comme celle de 5 kg après 50 ans, pourrait diminuer le risque de développer cette maladie de 32 %.
Une étude parue dans l'International Journal of Cancer a révélé que la consommation de viande rouge est liée à une augmentation du risque de cancer du sein. Ceci s'applique également aux graisses animales et aux viandes transformées, telles que les charcuteries. Il est donc conseillé de modérer sa consommation de viande et d'inclure davantage de protéines végétales dans son alimentation.
Il est également recommandé d'augmenter la consommation de fruits, de légumes et de céréales complètes. Bien qu'aucun aliment ne soit spécifiquement anticancer, des recherches ont montré qu'un régime pauvre en fruits et légumes est associé à un risque accru de cancer du sein, en particulier le cancer du sein triple négatif. Les fibres présentes dans ces aliments sont bénéfiques, et la BCRF souligne qu'un apport plus élevé en fibres pendant la jeunesse est lié à un risque réduit de cancer du sein à l'avenir.
La consommation d'alcool est un autre facteur de risque souvent sous-estimé. L'Institut national du Cancer indique que le cancer du sein est le plus fréquent parmi ceux attribuables à l'alcool. Les femmes qui consomment régulièrement deux à trois verres par jour ont un risque accru de 20 % par rapport à celles qui ne boivent pas.
Le tabagisme est également responsable d'une part significative des cas de cancer du sein, avec plus d'un cas sur dix attribué au tabac. Pour les fumeuses, le risque supplémentaire est de 21 %. Il est important de noter qu'il est toujours possible d'arrêter de fumer, même après un diagnostic de cancer du sein. Cela peut améliorer la tolérance aux traitements comme la radiothérapie et augmenter les chances de survie.
Pratiquer une activité physique régulière est un autre moyen de réduire le risque, car le manque d'exercice est responsable de 21 % des cancers du sein. L'activité physique aide à prévenir le surpoids et l'obésité, qui sont des facteurs de risque bien connus. De plus, elle influence la production d'hormones et de facteurs de croissance liés à la croissance tumorale, tout en renforçant le système immunitaire. Même après un diagnostic de cancer, l'exercice reste bénéfique ; il peut réduire de 24 % le risque de récidive et de 28 % le risque de décès.
Pour les femmes qui ont accouché, l'allaitement est conseillé. La Fondation contre le Cancer en Belgique recommande d'allaiter pendant au moins six mois à un an après chaque naissance. Chaque période d'allaitement supplémentaire de 12 mois peut réduire le risque de cancer du sein d'environ 4 %.
Il est également important de discuter des risques liés aux méthodes contraceptives hormonales et à l'hormonothérapie de la ménopause avec un médecin. Ces traitements peuvent augmenter le risque de cancer du sein, mais ce risque varie d'une femme à l'autre. Pour beaucoup, les avantages de ces thérapies peuvent largement compenser les risques.
Avoir connaissance des antécédents familiaux de cancer, tant du côté maternel que paternel, est crucial pour évaluer son propre risque et adapter le suivi médical en conséquence.
Enfin, pour les femmes identifiées comme à haut risque, notamment celles porteuses de mutations génétiques telles que BRCA1/2 ou PALB2, des options de réduction du risque existent, comme une surveillance plus étroite ou une mastectomie prophylactique, qui consiste en l'ablation préventive des seins.