Budget fédéral : Bart De Wever relance les négociations avec ses vice-Premiers ministres
Après une interruption de deux jours due aux tensions survenues durant le week-end, le Premier ministre Bart De Wever relance les pourparlers budgétaires. Il a convoqué les vice-Premiers ministres pour une série de réunions bilatérales qui se tiendront mercredi au 16 rue de la Loi. Cette information, rapportée par La DH, a été confirmée par le quotidien Le Soir.
Le contenu des discussions à venir reste flou. Il n'est pas encore clair si Bart De Wever maintiendra ses propositions antérieures, notamment une éventuelle augmentation de la TVA, ou s'il introduira de nouvelles idées pour les négociations.
La N-VA, pour sa part, continue de défendre une réforme de la TVA dans le cadre des discussions budgétaires. Valerie Van Peel, la présidente du parti, a précisé mardi lors d'une interview accordée à la VRT et à VTM que cette réforme est essentielle. « C’est une des manières par lesquelles on peut transférer les charges fiscales pesant sur le travail vers la consommation. C’est une chose que les experts demandent depuis longtemps », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : « Si l’on veut faire croître l’économie, c’est une étape qu’il faut franchir. On ne peut pas abandonner cela, surtout si l’on doit trouver 10 milliards d’euros. Il n’y a pas vingt façons d’y parvenir ».
Le Premier ministre Bart De Wever a proposé une réforme qui augmenterait le taux de TVA de 21 % à 22 %, tout en fusionnant les taux réduits de 6 % et 12 % en un taux unique de 9 %. Des aménagements pourraient être envisagés pour certains secteurs, tels que la construction ou l'horeca.
Cependant, cette mesure ne suscite pas l'enthousiasme de tous les partis. Le Mouvement Réformateur (MR) s'oppose fermement à cette proposition. Cette position n'est pas nouvelle pour le MR, qui l'avait déjà exprimée sous le précédent gouvernement et a continué à la défendre durant cette législature. Samedi, cette question a été à l'origine de l'échec de la reprise des négociations budgétaires. Depuis lors, les discussions sont en attente et il est probable qu'elles ne reprennent pas avant la fin du sommet européen prévu jeudi et vendredi.