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Tuesday, 27 October 2026
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« C’est hors de question » : Charlotte ne sait pas payer les 2.000 euros demandés pour remplir sa cuve à mazout, elle a pris une décision forte à l’approche de l’hiver...

L'hiver approche et de nombreuses personnes se préparent à affronter des conditions difficiles, notamment en raison de la hausse des prix des carburants. Cette situation contraint certains citoyens à faire des choix difficiles dans les semaines et les mois à venir.

Charlotte, une résidente du Gers en France, a décidé de ne pas se chauffer cet hiver, car elle ne peut pas se permettre de débourser les 2.000 euros nécessaires pour remplir sa cuve à mazout. Installée dans son logement depuis deux ans, elle avait jusqu'à présent utilisé le mazout laissé par l'ancien occupant. Cependant, cette année, la cuve est vide. « On m’a annoncé quasiment 2.000 euros pour remplir la cuve. C’est hors de question », déclare-t-elle. Refusant de contracter un crédit à la consommation, elle a opté pour l'absence de chauffage central.

En tant qu'auxiliaire de vie, Charlotte fait également face à des frais de déplacement professionnels conséquents. « D’après mes calculs, je travaille en moyenne deux semaines par mois juste pour faire le plein de ma voiture. Cela signifie que je travaille gratuitement pendant deux semaines chaque mois », confie-t-elle. Son budget est particulièrement serré, avec un loyer de 500 euros, des frais de carburant d’au moins 300 euros par mois, ainsi que des dépenses pour les courses, la mutuelle, les assurances et le téléphone. Au final, il ne lui reste que 150 euros par mois pour vivre.

Célibataire et sans enfant, Charlotte se dit également pénalisée par l'absence d'aides financières. Ne pouvant pas acheter de mazout, elle prévoit d'utiliser des petits radiateurs électriques récupérés de son ancien logement et deux poêles à pétrole de manière occasionnelle. « J’ai acheté du pétrole pour le chauffage d’appoint. Le bidon m’a coûté 32,90 euros, c’est le moins cher que j’ai trouvé », précise-t-elle.

Pour mieux conserver la chaleur, elle envisage aussi d’installer des rideaux thermiques. « Pour le moment, je vais me chauffer de cette manière, en utilisant des bouillottes dans le lit et en portant des pulls », ajoute-t-elle.

Charlotte avait pourtant pensé à une alternative : installer un poêle à bois en utilisant les anciens conduits de cheminée de son logement. Elle avait même proposé d’acheter un appareil d’occasion pour environ 200 euros, tout en laissant les frais d’installation à la charge du propriétaire, la commune. Cependant, sa demande a été refusée. Dans l’intervalle, cette habitante du Gers devra donc faire face à l’hiver avec les ressources dont elle dispose, espérant que ses chauffages d’appoint et ses astuces suffiront à maintenir une température acceptable dans son intérieur.