Donald Trump met un nouveau coup de pression sur Zelensky: "Si ce n'est pas le cas, cela se passera très mal"
Le président américain a intensifié la pression sur Volodymyr Zelensky, affirmant qu'il souhaitait que l'Ukraine parvienne à un accord avec la Russie. Lors d'une interaction avec les journalistes à la Maison Blanche, il a déclaré : "Zelensky doit avoir la volonté de mettre un terme à cette guerre, et s'il ne le fait pas, cela se passera très mal."
Donald Trump a également souligné les contributions importantes des États-Unis à l'Ukraine, tout en exprimant son mécontentement quant au manque de retours. "Nous avons énormément donné à l'Ukraine. Nous n'avons rien reçu en échange, si ce n'est du diesel coûteux," a-t-il affirmé. Il a même conseillé aux forces ukrainiennes d'éviter de frapper les raffineries russes. "Nous n'avons absolument rien eu en retour, à part des deuils, des morts et d'énormes pertes financières," a ajouté le président américain, qui a multiplié les déclarations et les décisions favorables à la Russie ces derniers jours.
Cette position de Trump soulève des interrogations, surtout alors que Zelensky, de son côté, a rencontré des représentants américains mardi afin de relancer les discussions diplomatiques. Le président ukrainien a déclaré depuis Oslo que le partage de renseignements avec les États-Unis fonctionnait de nouveau efficacement, permettant à son pays d'être averti à l'avance des attaques russes.
En outre, Donald Trump a révélé avoir demandé à Vladimir Poutine de libérer Stephen Hubbard, un Américain actuellement détenu en Russie, laissant entendre qu'une résolution pourrait être proche. "J'ai discuté avec le président Poutine de M. Hubbard. Je lui en ai parlé longuement. Je lui ai demandé de le libérer," a-t-il indiqué. "Gardez cette question à l'esprit pour quelques jours," a-t-il conseillé à un journaliste de l'AFP qui l'interrogeait sur ce sujet.
Stephen Hubbard, un professeur d'anglais à la retraite, a été condamné en Russie lors d'un procès à huis clos en octobre 2024 à près de sept ans de prison pour "mercenariat" au profit de l'Ukraine, une accusation qu'il conteste fermement. Par ailleurs, l'administration Trump avait réussi en août à obtenir la libération d'un ancien Marine américain, Robert Gilman, qui était également détenu en Russie.