Ebola en RDC : un premier vaccin testé sur l'humain face à une épidémie meurtrière
Un nouveau vaccin contre Ebola fait l'objet d'un essai clinique en République démocratique du Congo (RDC) à la suite d'une épidémie dévastatrice. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé le lancement de cet essai vendredi dernier. "La science nous donne de l'espoir. Aujourd'hui, à Bunia, en RDC, les premiers participants ont été vaccinés dans le cadre d'un nouvel essai de vaccin contre Ebola appelé Tumaini, qui signifie 'espoir' en swahili", a-t-il déclaré sur le réseau social X.
Ce nouvel essai vise à évaluer l'efficacité d'un des candidats vaccins développés spécifiquement pour le virus Bundibugyo, responsable de l'épidémie actuelle. Tedros a précisé que "cet essai nous aidera à comprendre si l'un des candidats vaccins conçus pour le virus Bundibugyo fonctionne". Pendant ce temps, le vaccin Ervebo, qui est déjà approuvé pour la prévention d'autres souches du virus Ebola, sera également testé dans le cadre de cette étude.
La RDC fait face à la pire épidémie d'Ebola jamais enregistrée, avec plus de 9 700 cas signalés et un nombre de décès dépassant les 4 600. Un des principaux défis dans la lutte contre cette épidémie est l'absence de vaccins ou de traitements validés contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, qui est à l'origine de cette crise sanitaire.
Le vaccin Ervebo, qui a été approuvé pour la souche Zaire, plus répandue, sera soumis à un essai à grande échelle en RDC pour déterminer s'il peut également offrir une protection contre la souche Bundibugyo. L'essai Tumaini est conçu pour tester la sécurité et l'efficacité de plusieurs vaccins simultanément, et il est prévu d'intégrer deux autres candidats vaccins spécifiques à Bundibugyo, qui sont actuellement en phase d'essais cliniques préliminaires.
Le premier de ces candidats est un vaccin à vecteur adénoviral, ChAdOx1, qui est développé par l'université d'Oxford au Royaume-Uni. Le second, conçu par la société américaine Moderna, utilise la technologie de l'ARN messager. Ces développements pourraient représenter des avancées significatives dans la lutte contre cette maladie virale, qui continue de poser des risques importants pour la santé publique en RDC.