Féminicide à Auderghem: Elvira aurait été poignardée une quinzaine de fois par son ex-compagnon
Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2023, un féminicide aurait eu lieu dans un appartement situé sur l'avenue Gabriel Émile Lebon à Auderghem. Elvira, une juriste âgée d'une trentaine d'années, aurait été poignardée à une quinzaine de reprises, selon les informations rapportées par Sudinfo.
Des voisins auraient entendu un cri strident peu avant minuit, qu'ils ont décrit comme étant un cri "de surprise" plutôt que de douleur. L'un d'eux a tenté de joindre la jeune femme, mais sans succès. Face à cette situation, les résidents ont décidé d'appeler les secours.
Le 25 octobre 2023, les autorités ont découvert le corps d'une femme décédée dans son domicile à Auderghem. Le décès a été jugé suspect, ce qui a conduit le parquet de Bruxelles à ouvrir une enquête pour élucider les circonstances entourant cette tragédie. Des premières mesures ont été ordonnées, incluant l'intervention d'experts en criminalistique et d'un médecin légiste. Un juge d'instruction a également été désigné pour superviser l'affaire. Les enquêteurs du parquet et le juge d'instruction se sont rendus sur les lieux du drame. Un suspect a été arrêté et placé sous mandat d'arrêt. Il a été inculpé pour meurtre, bien que cette qualification soit provisoire. Par mesure de respect pour la famille de la victime et dans l'intérêt de l'enquête, le parquet a choisi de ne pas faire d'autres commentaires.
Selon des témoignages de voisins, le suspect se serait introduit dans l'appartement d'Elvira par la fenêtre de la salle de bain. Cet homme, identifié comme Gheorge, serait l'ex-compagnon de la victime. Bien qu'il soit présumé innocent à ce stade de l'enquête, il n'aurait pas été vu dans l'immeuble depuis l'anniversaire de la jeune femme.
Originaire du Kirghizistan, Elvira avait été naturalisée belge. Elle avait poursuivi ses études au Plat Pays avant de se rendre à Londres pour des études supérieures. Inscrite au barreau de Bruxelles, elle avait ensuite travaillé comme collaboratrice à l'Université Catholique de Louvain et s'était spécialisée en droit international des affaires. La jeune juriste avait acquis son appartement en janvier 2026, et selon les voisins, son père aurait principalement supervisé les travaux de rénovation.
La bourgmestre d'Auderghem, Sophie De Vos, représentant le parti DéFi, a choisi de ne pas commenter la situation, tout comme la zone de police Marlow, qui comprend Auderghem, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre. L'enquête est toujours en cours pour déterminer les circonstances précises de ce présumé féminicide, qui est le troisième cas signalé dans la région bruxelloise depuis le début de l'année.