« Ils m’ont dit que tout allait bien et que tout était dans ma tête » : les médecins pensaient que Nicola était constipée, cette maman de trois enfants découvre qu’elle souffre du cancer le plus rare…
Nicola Crymble, originaire d'Annalong en Irlande du Nord, a commencé à ressentir de fortes douleurs après la pose d'un stérilet en cuivre en février 2024. En mission au Kenya à ce moment-là, elle a dû faire retirer son contraceptif. Malgré cela, les saignements et les douleurs persistent. De retour en Irlande du Nord, les médecins évoquent la pré-ménopause et l'anxiété. « Ils m’ont dit que tout allait bien et que tout était dans ma tête », confie-t-elle.
En décembre 2024, après dix mois de souffrances, Nicola découvre une grosseur en palpant son ventre. « Je n’arrivais même plus à fermer la fermeture éclair de ma veste tellement mon ventre était gonflé. Les gens pensaient que j’étais enceinte », raconte-t-elle. Lors d'une visite à l'hôpital, un médecin évoque d'abord une constipation, mais un examen plus approfondi révèle finalement une masse au niveau du col de l’utérus. Le 14 février 2025, elle subit une intervention chirurgicale majeure, comprenant l'ablation de ses ovaires et de ses trompes de Fallope.
Quelques semaines après l'opération, le diagnostic tombe : Nicola souffre d'une tumeur annexielle d'origine wolffienne probable, désignée sous l'acronyme FATWO. Ce cancer, extrêmement rare, n'aurait été rapporté que dans environ 150 cas dans le monde depuis 1973. « Les médecins ont dit que c’était l’un des cancers les plus rares, avec seulement 150 cas jamais recensés. Mon mari, Andrew, a demandé : « Quoi, en Amérique, au Royaume-Uni ou en Europe ? » Et le médecin a répondu : « Non, dans le monde entier » », se souvient-elle.
Malheureusement, plusieurs mois après l'intervention, Nicola ressent une douleur aiguë sous les côtes. De nouveaux examens révèlent que le cancer s'est propagé au foie et à la partie supérieure du vagin. Étant donné que les tumeurs sont situées trop près de certains organes, une nouvelle opération n'est pas envisageable. Nicola commence alors une chimiothérapie le 13 octobre 2026, bien qu'il n'existe pas de preuves solides de son efficacité contre ce type de cancer, selon le Mirror.
Pour Nicola, la plus grande épreuve consiste à protéger ses trois enfants des conséquences de sa maladie. Anticipant la perte de ses cheveux, elle a pris la décision de les couper elle-même, avec l'aide de ses filles. « Ça a été extrêmement difficile en tant que mère. Hier soir, je me suis coupé les cheveux. Je ne voulais pas qu’ils tombent, je ne voulais pas me réveiller avec des touffes de cheveux, et je devais aussi gérer la façon dont mes filles me voyaient », explique-t-elle.
Sa maladie perturbe également son quotidien. « Je ne vais plus chercher les enfants à l’école, je ne suis pas là, je ne vais plus travailler, et elles sont perdues », déclare-t-elle. De son côté, Andrew, 44 ans, espère désormais trouver des spécialistes capables de les aider. « Nous voulons simplement faire connaître l’histoire de Nicola, au cas où elle parviendrait à quelqu’un qui connaît quelque chose à ce cancer », souligne-t-il.
Le couple doit également faire face à des difficultés financières après avoir découvert que leur assurance-vie ne les couvrait plus. Cette situation ajoute une pression supplémentaire à leur lutte contre la maladie, alors qu'ils cherchent désespérément des solutions et du soutien.