Today's Post
Saturday, 10 October 2026

Manifestation nationale : plus de 100 personnes arrêtées à Bruxelles, échauffourées à la gare du Midi, plusieurs bus de la STIB vandalisés

Une manifestation nationale contre les mesures du gouvernement Arizona a eu lieu ce vendredi 9 octobre à Bruxelles, attirant un grand nombre de participants. Bien que la majorité de la mobilisation se soit déroulée dans une ambiance calme, des altercations ont éclaté entre certains groupes de jeunes et les forces de police, principalement aux abords de la gare Centrale et de la gare du Midi. Des incidents tels que des jets de projectiles, l'utilisation de gaz lacrymogènes, l'intervention d'un canon à eau et la dégradation de plusieurs bus de la STIB ont marqué cette journée contrastée.

Les syndicats, notamment la CSC et la FGTB, ont exprimé leurs attentes concernant des réponses de la part de la majorité fédérale à leurs revendications. Contrairement à Synova, le syndicat libre, la CSC a fait front commun avec la FGTB pour cette « action d'avertissement », se rendant aux sièges des cinq partis (N-VA, CD&V, Vooruit, MR et Les Engagés) qui composent le gouvernement fédéral Arizona.

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a apporté des précisions sur les débordements survenus en marge de la manifestation lors d'une interview sur RTL info 19h. Il a tenu à faire la distinction entre les manifestants syndicaux, qui ont défilé pacifiquement, et un autre groupe qui, selon lui, était venu avec des intentions violentes. « Il y a un groupe qui, dès le début, est venu avec des cocktails Molotov, des barres de fer et des scies, et qui voulait en découdre avec les forces de l’ordre », a-t-il déclaré.

Philippe Close a annoncé que plus de 100 personnes avaient été arrêtées, dont plus d'une trentaine en raison de leurs actions violentes. D'autres arrestations pourraient avoir lieu, grâce à l'analyse des images de vidéosurveillance. Concernant les critiques sur certaines interventions policières, notamment envers des mineurs, le bourgmestre a défendu la réponse des forces de l'ordre, qualifiant le saccage de bus et la peur engendrée chez un chauffeur qui a dû fuir d'« incompréhensibles ». « Toute violence est inacceptable », a-t-il affirmé.

En fin de journée, le calme était revenu dans la capitale, selon le bourgmestre. Il a rappelé que Bruxelles accueillait plus de 1.200 manifestations chaque année, tout en soulignant que la liberté d'expression devait se faire dans le respect de l'ordre public. « C’est une ville ouverte, mais qui n’a pas à être cassée », a-t-il conclu.

Les tensions ont persisté aux abords de la gare du Midi, où la police a continué à intervenir, bien que le nombre de casseurs ait diminué. En raison de la manifestation nationale, une nouvelle grève est prévue ce lundi, organisée par la CGSP, touchant les transports en commun, les trains, la poste, la collecte des déchets et potentiellement les écoles, ce qui devrait perturber de nombreux services publics à travers le pays.

Le premier bilan de la police a fait état de 21 arrestations, dont 13 mineurs. Bien que le cortège principal ait été pacifique, des incidents graves ont eu lieu avant et après le défilé, principalement à proximité de la gare Centrale et dans le centre-ville. Les forces de l'ordre ont été la cible de jets de pavés, de briques, de bouteilles en verre, et d'engins pyrotechniques. Du mobilier urbain a été endommagé, et des vélos, trottinettes et poubelles ont été incendiés ou endommagés. Un véhicule de police a également subi des dégradations.

Pour disperser les groupes responsables des violences, la police a eu recours à des canons à eau et à des gaz lacrymogènes. Des contrôles ont permis de saisir des objets dangereux, tels que des cocktails Molotov, de l'essence, des engins pyrotechniques et un couteau. La manifestation étant désormais terminée, les forces de l'ordre demeurent présentes dans le centre de Bruxelles pour prévenir d'éventuels nouveaux incidents.

Des incidents ont également été signalés, notamment des jeunes masqués affrontant la police, qui a utilisé des canons à eau et du gaz lacrymogène près de la gare du Midi. Plusieurs accès à cette gare ont été fermés, et un début d'incendie a été observé près de l'avenue Fonsny. La situation restait tendue aux abords de la gare Centrale, avec des dommages au mobilier urbain et plusieurs vélos partagés incendiés.

La députée fédérale Écolo, Rajae Maouane, a rapporté avoir été poussée au sol par des policiers lors de la manifestation. Elle a affirmé avoir été gazée par un agent alors qu'elle tentait d'aider une autre manifestante, une scène qui a été filmée par RTL info.