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Monday, 12 October 2026
Health

Marie, 49 ans, atteinte d'un cancer du sein triple négatif : "je découvre une force que je ne pensais pas avoir"

Marie, une femme de 49 ans, a découvert qu'elle souffrait d'un cancer du sein après avoir réalisé une autopalpation. C'est à la fin de l'année 2025, en novembre, qu'elle a remarqué une masse, mais elle a attendu jusqu'en janvier pour consulter son médecin généraliste. Ce dernier l'a ensuite orientée vers une mammographie. "J'ai passé une mammographie et une échographie, et c'est à ce moment-là que le radiologue a décidé de procéder à une biopsie", raconte-t-elle. Ce prélèvement a confirmé le diagnostic, plongeant Marie dans une période d'incertitude. "J'étais un peu sous le choc, très bouleversée, car il m'a recommandé de voir ma gynécologue pour la suite des soins. Le radiologue a été exceptionnel et très professionnel, car il a également organisé d'autres examens : un scanner cérébral, un scanner abdomino-pelvien, une IRM mammaire, et un STEPSCAN. Ainsi, lorsque j'ai rencontré ma gynécologue, tous les examens étaient déjà réalisés et les résultats disponibles. Elle m'a expliqué le type de cancer, son grade, et le plan de traitement global."

Le diagnostic a révélé un cancer du sein triple négatif, une forme particulièrement agressive et invasive, ce qui a justifié la rapidité d'action du radiologue. Diagnostiquée en janvier 2026, Marie a commencé sa première séance de chimiothérapie le 3 mars 2026. Par la suite, elle a bénéficié d'une prise en charge pluridisciplinaire avec son oncologue, où le protocole de soins lui a été présenté. "On m'a posé un port à cathéter pour les perfusions de chimiothérapie," explique-t-elle.

Pour lutter contre la maladie, un parcours de soins complexe a été mis en place. De mars à août, Marie a subi un total de 16 séances de chimiothérapie et d'immunothérapie, destinées à réduire la tumeur. "Mon protocole comprenait une séance de chimiothérapie chaque semaine, suivie de cycles toutes les trois semaines. Ce que les gens ne réalisent pas, c'est qu'il y a aussi toutes ces prises de sang à faire avant chaque chimiothérapie, les injections de facteurs de croissance, ainsi que divers rendez-vous de suivi avec le cardiologue et l'oncologue. Mon quotidien est désormais rythmé par cette prise en charge médicale, qui est très bien orchestrée, et je suis vraiment reconnaissante envers les équipes soignantes. C'est un autre monde, il faut s'organiser, tout noter, essayer de vivre normalement, mais rien n'est plus comme avant. Même mes produits de beauté ont dû changer ; j'ai dû adapter mes soins pour la douche et les crèmes, et me protéger davantage du soleil, car ma peau est devenue plus sensible. En fait, il y a tellement de bouleversements que ceux qui ne vivent pas cette maladie ne peuvent pas comprendre."

Le chemin de Marie est encore long. Après la chimiothérapie, elle a récemment subi une tumorectomie et doit prochainement commencer la radiothérapie et continuer l'immunothérapie pendant une période prolongée. La maladie a également eu un impact sur sa vie professionnelle. "J'ai mis mes activités professionnelles et citoyennes en pause. Chaque séance de chimiothérapie a des répercussions sur ma vie quotidienne : fatigue, changements physiques, doutes, inquiétudes, perte d'appétit et de goût. Bien que la chimiothérapie cible les cellules cancéreuses, elle affecte aussi les cellules saines. Mon organisme est mis à l'épreuve, mes globules sont en baisse, et je deviens plus vulnérable. Il faut apprendre à ralentir, ce qui a été difficile pour moi, car j'ai toujours été très active. Certains jours sont plus difficiles que d'autres, mais je suis reconnaissante pour chaque pas que je fais. Cette épreuve m'a également appris à apprécier le moment présent et à prendre le temps pour moi et pour les personnes qui comptent."

Marie a également partagé son expérience avec un message important pour le public : "Témoigner dans le cadre d'Octobre Rose est avant tout un moyen de sensibiliser sur le cancer, l'importance du dépistage, surtout avant 50 ans, et de montrer qu'il est possible de continuer à avancer malgré les épreuves. Grâce à mon autopalpation, mon cancer a été détecté à un stade localisé, ce qui est crucial pour la survie. Alors, écoutez votre corps, soyez attentifs et ne tardez pas à consulter."

Bien qu'elle ait choisi de témoigner sous un prénom d'emprunt pour préserver son anonymat, Marie souhaite faire passer un message fort : "Je veux partager mon expérience et sensibiliser à l'importance du dépistage, mais je souhaite aussi protéger ma vie privée et celle de mes proches. Le cancer du sein fait partie de mon histoire, mais je ne veux pas que cette maladie définisse qui je suis. Je souhaite parler de mon parcours, de cette épreuve et de mes espoirs tout en préservant une certaine protection personnelle."