Protestation étudiante : le campus du Solbosch bloqué jeudi en raison de la hausse du minerval
Le campus du Solbosch de l’Université libre de Bruxelles (ULB) sera le théâtre d’un blocage jeudi, en raison d'une protestation contre l’augmentation des frais de minerval et le financement insuffisant de l’enseignement supérieur. Cette initiative a été annoncée mardi par le collectif Gen-Z contre-attaque, qui regroupe des étudiants, des cercles étudiants, ainsi que des enseignants et du personnel de l’université. Le mouvement débutera dès 6h00 et se poursuivra tout au long de la journée.
Les organisateurs de cette action estiment que les décisions prises par les autorités actuelles compliquent l'accès aux études et exacerbent les inégalités. Ils mettent particulièrement en lumière la hausse des frais de minerval, qui a grimpé de 835 à 1.194 euros, soit une augmentation de 43 %. Selon les statistiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles, cette mesure impacte 58 % des étudiants de l’enseignement supérieur.
En plus de la hausse des frais, le collectif critique la réforme du décret Paysage, qu'il considère comme une initiative élitiste, favorisant une approche de l’enseignement axée sur la sélection plutôt que sur l'accompagnement des étudiants. Gen-Z contre-attaque s’oppose également à la diminution des financements alloués à l’enseignement, à l’augmentation des coûts de transport, notamment ceux du TEC, ainsi qu'à la répression des manifestations et aux interventions policières auxquelles font face les jeunes qui souhaitent exprimer leurs revendications.
Les organisateurs demandent également à l’ULB d'annuler les cours pour la journée du blocage et de mettre fin à la sous-traitance, notamment pour les services de nettoyage. Ils prévoient d’organiser une action sur le piquet de blocage, invitant les étudiants de passage à y participer. Cette action vise à rendre visibles les mesures contestées par le mouvement et à afficher leur détermination à s'opposer à celles-ci.
Des cours « populaires » seront également dispensés sur le piquet, animés par des enseignants et des chercheurs qui soutiennent le mouvement. Ce format alternatif vise à sensibiliser les participants aux enjeux de l’enseignement supérieur et à l’importance de l’accès à l’éducation pour tous.
Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus large de contestation contre les politiques éducatives jugées inéquitables. Les étudiants espèrent ainsi faire entendre leur voix et susciter un débat autour des conditions d’accès à l’enseignement supérieur, tout en plaidant pour une réforme qui privilégie l’égalité et l’inclusion.