Valérie Glatigny reçoit dix élèves dans un contexte de fortes tensions
La ministre de l'Éducation, Valérie Glatigny (MR), a exprimé son intention d'établir un espace au sein de chaque école de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour permettre aux élèves de faire remonter leurs préoccupations scolaires à son cabinet. Cette annonce a été faite mercredi à l'issue d'une réunion avec le comité des élèves francophones (CEF).
« L'objectif est de disposer, tout au long de la journée scolaire, d'un lieu où les élèves peuvent faire entendre leurs demandes, par le biais, par exemple, des conseils d'élèves, jusqu'au niveau ministériel », a précisé Mme Glatigny après la rencontre. Elle a également souligné que les élèves souhaitent avant tout être entendus.
La ministre prévoit de soumettre une proposition à ce sujet lors du conseil des ministres de vendredi. Cette proposition sera également présentée la semaine suivante aux fédérations des pouvoirs organisateurs de l’enseignement.
Cette rencontre, demandée par le CEF, intervient après plusieurs jours de mobilisation de la jeunesse, parfois marquée par des actes de violence, pour revendiquer de meilleures conditions d'apprentissage. Les délégués du CEF ont exprimé leur satisfaction à l'issue d'une discussion qui a duré près de deux heures, soulignant qu'ils avaient trouvé en la ministre « une personne très ouverte au dialogue », bien qu'aucune modification des mesures d'économies n'ait été envisagée.
Noa Snauwaert, l'un des participants à la réunion, a reconnu qu'il était peu probable d'obtenir des solutions sur des points tels que l'augmentation de deux heures de cours pour les enseignants du secondaire ou la surcharge de travail des professeurs. « Malheureusement, nous ne sommes pas près d'avoir une solution sur ces sujets », a-t-il déclaré.
Pour les représentants des élèves, les avancées réalisées lors de cette réunion, bien que limitées, ne devraient pas freiner leur mobilisation. « Tant qu'il n'y a pas de solution, nous ne pouvons pas nous arrêter, même si nous avons pu engager un dialogue avec la ministre. Nous espérons que c'est un premier pas vers des développements futurs », a affirmé Charly Martin, un autre représentant du CEF qui a été reçu au cabinet de Glatigny.