« 1.440 euros pour 89 m², c’est beaucoup » : Marjorie, de Mons, ne peut plus payer son précompte immobilier en une seule fois
Depuis 2014, le montant du précompte immobilier a considérablement augmenté dans la région de Mons-Borinage. Marjorie, une résidente de Mons, témoigne de cette situation difficile. « En 2014, je payais 740 euros, et aujourd'hui, je suis à 1.014,45 euros », explique-t-elle. Elle souligne que sur une période de cinq ans, son impôt a doublé, ce qui représente une pression financière importante pour elle. D'autres propriétaires ont également partagé leurs expériences, comme celui qui a vu son précompte passer de 745 euros en 2012 à 1.363 euros actuellement. Ces augmentations suscitent des inquiétudes quant à l'avenir, avec des questions sur ce que sera leur situation dans dix ans.
Un autre témoignage évoque une hausse de 437 à 507 euros entre l'année dernière et cette année, malgré une réduction de 50 % accordée pour les nouvelles constructions, qui ne s'applique plus après cinq ans. Cette personne se trouve dans sa dernière année de réduction, ce qui signifie que le montant de son précompte immobilier risque d'augmenter considérablement à l'avenir.
À la fin du mois d'août, le média a lancé un appel à témoignages concernant les hausses de précompte immobilier dans la région, et près de 150 personnes ont répondu à cet appel. Les témoignages montrent un sentiment général de frustration et d'inquiétude face à la hausse continue des impôts locaux, en particulier pour ceux qui ont récemment acquis leur logement.
Marjorie, qui possède un appartement de 89 m² depuis fin 2018, souligne que le montant de 1.440 euros pour son logement est excessif. « C'est une somme qui augmente chaque année et qui commence à peser sur mon budget », déclare-t-elle. Elle craint que cette tendance ne se poursuive, rendant la vie de plus en plus difficile pour les propriétaires dans sa situation.
Les hausses du précompte immobilier ne touchent pas uniquement Marjorie. De nombreux habitants de Mons-Borinage ressentent également cette pression financière. La situation soulève des questions sur l'accessibilité du logement dans la région et la capacité des propriétaires à faire face à ces coûts croissants. Les témoignages recueillis mettent en lumière une réalité préoccupante pour de nombreux citoyens, qui s'interrogent sur l'avenir de leur situation financière.
Alors que les autorités locales sont conscientes de ces préoccupations, il reste à voir quelles mesures seront prises pour alléger le fardeau fiscal des propriétaires. Les témoignages de Marjorie et d'autres résidents de Mons-Borinage illustrent une situation qui demande une attention urgente et des solutions concrètes pour éviter que les hausses de précompte immobilier ne deviennent insoutenables pour les citoyens.