Accueil d’étudiants et chercheurs gazaouis en Belgique : l’ultimatum de Maxime Prévot
Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, membre du parti Les Engagés, a fixé un ultimatum concernant la situation de treize étudiants et chercheurs originaires de Gaza, qui ont obtenu une bourse d'une université belge. Il a annoncé qu'une résolution devait être trouvée d'ici vendredi, sinon il envisage de retirer le dossier. Prévot a affirmé : « Que les choses soient claires : soit nous parvenons demain à un accord digne de ce nom, soit je propose de mettre un terme à cette situation déplorable. »
Il a expliqué que le temps qui passe complique davantage la situation pour ces étudiants, qui ont déjà vu leur parcours universitaire interrompu depuis un mois. « Chaque semaine qui s’écoule éloigne davantage les étudiants de la poursuite de leur parcours universitaire et prolonge l’incertitude quant à leur avenir », a-t-il ajouté. Le ministre a également exprimé son refus de voir ces treize individus utilisés comme un moyen de pression pour des décisions sur la politique migratoire, qui pourraient diverger de l'accord de gouvernement en vigueur.
Les treize étudiants et chercheurs ont obtenu une bourse, mais leur situation est compliquée par le fait qu'ils ne peuvent pas quitter Gaza, qui est sous blocus par l'armée israélienne. Pour obtenir un visa, ils doivent soumettre leur demande en personne dans un bureau diplomatique belge, ce qui nécessite de se rendre au consulat général de Jérusalem. Actuellement, les demandes à distance ne sont acceptées que pour des motifs de regroupement familial, ce qui ne s'applique pas à leur situation. De plus, même s'ils réussissent à obtenir un visa, il leur faudrait pouvoir sortir de l'enclave, ce qui reste incertain.
Le mois dernier, lors d'une réunion du conseil des ministres, Maxime Prévot avait déjà retiré une note concernant la situation des treize étudiants, exprimant son indignation face à ce qu'il considère comme une « prise d’otage » de leurs dossiers, exploitant la détresse de ces individus. « La dignité ne s’achète pas », a-t-il déclaré, soulignant l'importance de traiter ces cas avec respect et humanité.
La situation est d'autant plus complexe en raison des conditions posées par la N-VA, le parti d'Anneleen Van Bossuyt, la ministre de l'Asile. Ce dernier a lié la résolution du dossier des étudiants à la nécessité de rapatrier 60 Afghans actuellement incarcérés en Belgique, ainsi qu'à la mise en place de hubs de retour au niveau européen. Cette approche a été critiquée par Prévot, qui estime qu'il est inacceptable de conditionner l'aide humanitaire à des négociations sur d'autres questions migratoires.
Alors que l'échéance se rapproche, la pression monte sur le gouvernement belge pour trouver une solution rapide et efficace pour permettre à ces treize étudiants et chercheurs de poursuivre leurs études. La situation reste tendue, et les prochaines heures seront cruciales pour déterminer l'issue de ce dossier délicat.