Policier de Charleroi accusé de viol par une collègue qui s’est donné la mort : le Conseil d’État suspend la sanction (sans l’innocenter)
Dans la nuit du 20 au 21 octobre 2025, une policière âgée de 30 ans, travaillant pour la zone de police de Charleroi, a mis fin à ses jours. Avant son décès, elle avait porté plainte pour des faits présumés de viol et de harcèlement impliquant un membre de son service. Le 27 octobre, le parquet de Charleroi a précisé que le suicide était lié à des "motifs personnels et d'ordre privé".
Une enquête pénale avait été ouverte suite aux accusations de viol, déposées par la policière dans le cadre de l'enquête pour harcèlement. Cependant, le dossier a été classé sans suite en raison de "charges insuffisantes".
Le 24 mars 2026, le policier concerné par ces accusations a été sanctionné par une démission d'office, ce qui a entraîné son éviction de la police. Le commissaire a alors décidé de contester cette sanction devant le Conseil d'État. Le 25 septembre, ce dernier a rendu une décision qui lui a temporairement donné raison.
Il est important de noter que le Conseil d'État ne s'est pas prononcé sur la véracité des accusations portées contre le policier, mais plutôt sur la légalité de la procédure qui a conduit à sa sanction. L'affaire se concentre sur l'autorité qui a pris cette décision disciplinaire. En effet, le bourgmestre de Charleroi avait choisi de ne pas traiter personnellement le dossier, ce qui l'obligeait, selon la loi, à le transmettre au ministre de l'Intérieur.
Cependant, le dossier a été confié à sa première échevine, ce qui a conduit le Conseil d'État à conclure, au premier abord, que la sanction avait été prise par une autorité qui n'avait pas légalement le pouvoir de le faire. Il est essentiel de souligner que cette décision ne signifie en aucun cas que le policier est innocenté ou que les accusations sont considérées comme infondées. La suspension concerne uniquement la sanction disciplinaire et ne constitue pas une annulation définitive.
Contacté par l'Agence Belga, le porte-parole du bourgmestre de Charleroi, Thomas Dermine, n'a pas été joignable immédiatement pour commenter la situation.
Pour toute personne en détresse ou ayant des pensées suicidaires, il est conseillé de contacter le Centre de prévention du suicide, qui est accessible 24 heures sur 24 au numéro gratuit et anonyme 0800 32 123. Des informations supplémentaires sont disponibles sur le site www.preventionsuicide.be.