L'échevin de Courcelles Joël Hasselin condamné pour avoir frappé des policiers: lui et ses deux fils reçoivent une peine de travail
Ce jeudi, en fin de journée, le tribunal correctionnel de Charleroi a prononcé une peine de travail à l'encontre de Joël Hasselin, échevin de la commune de Courcelles, ainsi que de ses deux fils. L'échevin, membre du Mouvement Réformateur (MR) et en charge du folklore local, était jugé pour des actes de violence commis contre des policiers lors du carnaval de Souvret.
Les événements remontent au 13 mars 2024, quand une dispute a éclaté dans un café, entraînant l'intervention des forces de l'ordre. Joël Hasselin et ses fils étaient présents sur les lieux et ont été accusés d'avoir agressé les policiers intervenus, ainsi qu'une personne impliquée dans la rixe initiale. Les trois prévenus faisaient également face à des accusations d'outrage et de rébellion. Lors de son audience, Joël Hasselin a déclaré avoir "réagi comme un père l'aurait fait" après avoir vu sa fille "projetée au sol par des policiers".
Le procureur a décidé de ne pas s'opposer à la proposition d'une peine de travail pour les trois hommes, considérant la gravité de leurs actions. La défense, en revanche, avait plaidé pour l'acquittement, évoquant la confusion entourant l'incident et les contradictions dans les témoignages recueillis.
En conséquence, Joël Hasselin a été condamné à une peine de travail de 70 heures, tandis que ses fils ont reçu des peines de travail de 50 et 60 heures respectivement. Si ces peines ne sont pas exécutées, des peines de prison de 50, 60 et 70 jours pourraient être appliquées. De plus, les prévenus ont été condamnés à verser un total de 6 750 euros en dommages et intérêts aux cinq plaignants qui s'étaient constitués parties civiles dans cette affaire.