Au moins un cas de grippe aviaire détecté à l’île d’Orléans
Le 5 novembre, l’Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a annoncé qu’au moins un cas de grippe aviaire avait été détecté sur l’île d’Orléans, située près de la ville de Québec. L'élevage touché se trouve à l'est de la municipalité de Sainte-Famille, au sein de la municipalité régionale de comté (MRC) de L'Île-d'Orléans.
Actuellement, l’ACIA travaille à établir la zone de contrôle primaire (ZCP) afin de limiter la propagation du virus vers d'autres exploitations avicoles. En général, les oiseaux infectés sont euthanasiés de manière humanitaire, et leur élimination est effectuée pour réduire les risques de transmission de la maladie.
Pour l’instant, ce cas constitue le seul rapporté au Québec. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) a été rapidement informé de cette situation, étant donné que l'influenza aviaire hautement pathogène est une maladie qui doit être déclarée, tant pour le MAPAQ que pour l'ACIA. Le ministère appelle ainsi les propriétaires de volailles, y compris ceux qui possèdent des poules en milieu urbain, à rester vigilants.
Les propriétaires doivent être attentifs à divers signes pouvant indiquer la présence de la grippe aviaire chez leurs oiseaux. Parmi ces signes, on note un manque d'énergie, une diminution de l'appétit, une baisse de la production d'œufs, la présence d'œufs à coquille molle ou sans coquille, ainsi que des gonflements au niveau de la tête, des paupières, de la crête, des caroncules et des jarrets. D'autres symptômes incluent la toux, les éternuements, des troubles nerveux, la diarrhée, des problèmes de coordination ou encore des décès soudains, comme l'indique le MAPAQ.
À l'heure actuelle, l'ACIA précise que le virus de l'influenza aviaire le plus courant chez les oiseaux domestiques est le sous-type H5N1 de l'influenza aviaire hautement pathogène. Cependant, l'ACIA souligne que l'influenza aviaire ne pose pas de problème de salubrité alimentaire. Aucune preuve ne suggère que la consommation de volaille ou d'œufs cuits puisse transmettre le virus à l'homme.
De plus, l'agence fédérale rappelle aux producteurs de volailles commerciales et aux propriétaires de petits élevages l'importance d'adopter des pratiques de biosécurité adéquates, surtout en cette période de l'année où la migration des oiseaux sauvages est en cours. Ces mesures sont essentielles pour protéger les oiseaux domestiques et prévenir toute éventuelle propagation du virus.