Une vache en Estrie atteinte de la rage du raton laveur
Une vache non vaccinée, âgée de quelques mois, a succombé à la rage du raton laveur dans un pâturage situé à Coaticook, en Estrie, le 30 octobre dernier, jour où les premiers signes de la maladie se sont manifestés. Cette information a été confirmée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) dans un communiqué diffusé vendredi. Ce cas marque la première occurrence de rage du raton laveur chez un bovin au Québec depuis le début de l’épidémie en 2024.
Le test réalisé sur l’animal a donné un résultat positif le 4 novembre. Le propriétaire de la vache, en collaboration avec son vétérinaire, a mis en place des mesures destinées à « prévenir et contrôler les risques sur la ferme ». Il est important de noter que la rage peut affecter tous les mammifères, y compris les animaux d’élevage et les êtres humains. Si elle n’est pas traitée, cette maladie peut s'avérer mortelle.
Pour aider les producteurs, des aides financières sont disponibles pour la vaccination des animaux d’élevage contre la rage. Depuis le 15 mai 2026, les frais de déplacement et les honoraires vétérinaires, ainsi que le coût des vaccins et du matériel, peuvent être remboursés. Le ministère précise que « les exploitations agricoles enregistrées en Montérégie, en Estrie et dans certaines municipalités du Centre-du-Québec qui élèvent des bovins, des caprins, des ovins ou des porcs en plein air peuvent bénéficier de cette aide financière ».
Malgré l’efficacité de la vaccination pour prévenir la maladie chez les animaux, le MAPAQ souligne l'importance de réduire les interactions entre les animaux domestiques ou d'élevage et les animaux sauvages. Depuis le 1er janvier 2026, le gouvernement du Québec a enregistré un total de 328 cas de rage du raton laveur. En plus des ratons laveurs, des renards roux, des mouffettes rayées et des chats ont également été touchés. D'ailleurs, cet été, trois cas de chats positifs à la rage ont été signalés en Montérégie.
Le ministère conseille de consulter un professionnel de la santé en cas de morsure ou de griffure, ou si la salive d'un animal malade entre en contact avec une plaie, les yeux, la bouche ou le nez, sans attendre l'apparition de symptômes. Il est crucial de prendre ces mesures rapidement pour éviter des complications graves liées à cette maladie potentiellement mortelle.