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Tuesday, 20 October 2026
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Dans les comptes d'Alix, géomètre-topographe à Chambéry à 2 380 € nets par mois

Alix, âgée de 34 ans, exerce la profession de géomètre-topographe à Chambéry, où elle perçoit un salaire net de 2 380 € par mois. Sa particularité réside dans le fait qu'un tiers de son temps de travail se déroule en extérieur, avec un théodolite sur l’épaule, peu importe les conditions climatiques. Cet article examine la manière dont elle gère son budget, depuis le paiement de son loyer jusqu’à ce qu'il lui reste à la fin du mois.

Le revenu d'Alix varie en fonction des conditions météorologiques. Elle est employée dans un cabinet de géomètres-experts et bénéficie d'un salaire de base de 2 150 € nets. À cela s’ajoutent environ 230 € de primes liées à ses déplacements sur le terrain et aux heures supplémentaires, surtout durant le printemps et l'automne, périodes où les chantiers sont nombreux. Son revenu total se situe donc autour de 2 380 € nets. Elle reçoit également des titres-restaurant, dont la moitié est prise en charge par son employeur, représentant ainsi 90 € supplémentaires qu'elle n'a pas à débourser.

Cependant, les fluctuations de son salaire sont notables. Alix déclare : « L’hiver, je perds parfois des journées entières à cause de la neige. Les primes diminuent alors. » Ainsi, son bulletin de salaire peut varier de 100 à 150 € d'un mois à l'autre. Malgré cela, ce n'est pas le facteur le plus lourd dans son budget, qui est davantage impacté par ses charges fixes.

À Chambéry, Alix loue un appartement T2 de 45 m², dont le loyer s'élève à 740 € charges comprises, représentant 31 % de son revenu, une proportion bien supérieure au tiers recommandé par les experts financiers. Ses autres dépenses récurrentes incluent : l'électricité et le chauffage, qui coûtent en moyenne 75 € par mois, Internet et son forfait mobile à 38 €, l'assurance habitation à 14 €, une mutuelle à 42 € (partiellement financée par son employeur), et une assurance auto à 62 €. L'impôt sur le revenu est prélevé directement sur ses 2 380 €.

Le véhicule d'Alix, une Peugeot 308 de 2017, est essentiel pour son travail, entraînant des frais de carburant de 95 € par mois, car ses chantiers sont dispersés dans toute la Savoie. Son employeur ne rembourse que les déplacements au-delà de 40 km. Au total, ses charges fixes s'élèvent à 1 066 € par mois, soit 45 % de ses revenus, laissant 1 314 € pour ses dépenses courantes.

Pour ses courses alimentaires, Alix dépense environ 260 € par mois. Elle cuisine presque chaque soir et prépare ses repas pour le midi, car elle ne peut pas se permettre de dépenser 8 € par jour pour un sandwich sur le chantier. Ses sorties, qui incluent restaurants, cinéma et verres avec des amis, lui coûtent environ 140 € par mois, un poste qu'elle ajuste selon ses finances.

En matière de loisirs, elle pratique le ski de randonnée et l'escalade, deux activités facilitées par la proximité des Alpes. Son abonnement à la salle d'escalade coûte 45 € par mois, auxquels s'ajoutent environ 60 € pour le matériel étalé sur l'année et 30 € pour des forfaits ou sorties en montagne. Elle consacre également 70 € à des vêtements techniques et de tous les jours, 25 € à des abonnements numériques et de streaming, et 40 € à des petits plaisirs tels que livres, cafés et cadeaux. Pour ses vacances, elle prévoit 120 € par mois, ce qui lui permet de partir une semaine en Corse l'été et de faire quelques week-ends en refuge.

Alix résume ainsi sa philosophie : « Je ne me prive pas, mais je choisis. Une sortie de plus, c’est un week-end de moins. » Alors, quelle est sa situation financière à la fin du mois ? En additionnant ses dépenses variables, elle atteint 790 € par mois. En soustrayant cette somme des 1 314 € disponibles après les charges fixes, il lui reste théoriquement environ 524 €.

En réalité, Alix parvient à épargner 350 € chaque mois, répartis entre 200 € sur un Livret A et 150 € sur un plan d’épargne retraite qu'elle a ouvert à 30 ans. Les 174 € restants sont réservés aux imprévus, comme des réparations de voiture ou des cadeaux. Elle n’a pas de crédits en cours et économise pour un apport, son objectif étant d'acheter un petit appartement à Chambéry d'ici cinq ans. Avec 8 400 € déjà épargnés, elle sait qu'il lui faudra davantage.

« Avec les prix actuels, je sais que je devrai peut-être chercher plus loin du centre. Mais je ne veux pas quitter les Alpes », déclare-t-elle. Sa situation financière est confortable, sans être extravagante. En comparaison avec le reste de la France, Alix, avec son revenu de 2 380 € nets, gagne environ 15 % de plus que le salaire médian, qui se situe autour de 2 100 € nets pour un emploi à temps plein. Vivant seule et sans enfant, elle peut épargner davantage, mais son budget illustre des réalités partagées par beaucoup : le logement et le véhicule représentent plus de 40 % de ses revenus. « Je gagne correctement ma vie, mais je ne roule pas sur l’or », conclut-elle.

Si cet aperçu de son budget vous a interpellé, d'autres profils similaires sont à découvrir, comme celui d'un contrôleur technique à Roanne ou celui d’un électricien à Saint-Nazaire, qui, comme Alix, jonglent avec des revenus et des charges fluctuantes.