Élodie de Sélys se confie un an après son grave accident de voiture: "J'ai eu peur de ne plus y arriver comme avant"
Ce samedi soir à 20h35 sur La Trois, l'émission Retour aux sources prendra place au Palais de Justice de Bruxelles pour un numéro spécial célébrant les 30 ans de la Marche Blanche. Cet événement a profondément marqué l'histoire de la Belgique et laissé une empreinte indélébile dans la mémoire collective du pays. Élodie de Sélys, qui présentera cette émission, se replongera dans l'une des périodes les plus sombres de l'histoire récente belge.
Élodie de Sélys n'est pas seulement une journaliste qui recueille des témoignages; elle est aussi une femme passionnée, admiratrice de Jean-Jacques Goldman, enrichie par ses rencontres lors de Matin Première et ayant un goût prononcé pour la mode. Lors d'un entretien, elle a partagé ses réflexions sur la Marche Blanche et son impact.
En évoquant cet événement, Élodie se souvient de ses 17 ans, une période marquée par la tristesse et le choc en Belgique. « C'était un moment où tout a basculé. Je n'ai pas participé à la marche blanche et je le regrette. À l'époque, je n'avais pas pleinement conscience de son importance. Nous nous souvenons tous de ce que nous faisions et de l'endroit où nous étions lorsque nous avons appris que Sabine et Laetitia avaient été retrouvées vivantes, tout comme la découverte tragique des corps de Julie, Mélissa, An et Eefje. L'affaire Dutroux et la marche blanche sont des souvenirs qui resteront gravés dans l'esprit de tous les Belges », a-t-elle déclaré.
Concernant les changements qu'a entraînés la Marche Blanche, Élodie souligne qu'il y a eu un véritable avant et après. « Je veux croire qu'il y a eu un changement significatif. L'émission mettra en lumière tout ce qui a été modifié depuis. Cela a marqué la fin d'une époque d'insouciance et a transformé la manière dont les parents et les Belges se perçoivent. Des mesures ont été prises pour éviter que de tels événements ne se reproduisent, même si le risque zéro n'existe pas », a-t-elle ajouté.
Pour cette émission spéciale, plusieurs intervenants seront présents. Marc Bouvier, journaliste à la RTBF ayant couvert l'affaire Dutroux, partagera son expérience, tandis que Bénédicte Inghels, présidente du conseil supérieur de la justice, évoquera les changements judiciaires engendrés par la marche. Gilles de Voguel, scénariste de la série belge Ennemi public, abordera la manière dont la fiction a pu traiter cette affaire. De plus, des archives seront présentées, incluant des interviews de figures clés de l'affaire, comme l'ancien premier ministre Dehaene.
Élodie se questionne sur la connaissance de cette histoire par la jeune génération. « J'espère que cette émission contribuera à sensibiliser les jeunes. Personnellement, je n'en ai pas beaucoup parlé à mes enfants, car je trouvais les événements difficiles à expliquer. Peut-être que j'étais dans le déni. Maintenant qu'ils sont plus grands, il est temps que je leur parle de cet événement fondamental », a-t-elle exprimé.
Lorsqu'on lui demande comment elle choisit les thèmes de Retour aux sources, Élodie explique que chaque émission est liée à un documentaire historique, accompagné d'une analyse et d'un débat. « Notre but est de donner une nouvelle perspective au documentaire, d'y ajouter un angle belge et de l'associer à des anniversaires ou à des événements d'actualité », précise-t-elle.
Élodie évoque également son intérêt pour les périodes historiques antérieures à l'ère télévisuelle, notamment les années 60 et 70, ainsi que les années 80, qu'elle a vécues. Elle se montre également attirée par les années 20, mais pour des raisons esthétiques.
En ce qui concerne son style vestimentaire, Élodie admet qu'elle a envisagé des études de mode avant de se tourner vers le journalisme. « Je suis très attentive à ma présentation, non pas par nécessité, mais par éducation. Ma mère et mes grands-mères étaient toujours bien habillées. Je pense qu'il est important de respecter le public en s'habillant de manière appropriée », a-t-elle affirmé.
Enfin, Élodie ne cache pas son intérêt pour la mode, même si elle est consciente des défis du secteur. « J'ai parfois envie de revenir à la mode, car j'aime la couture. Cependant, je sais que c'est un domaine difficile avec une forte concurrence et de nombreuses questions éthiques. Pour l'instant, je ne prévois pas de me lancer, mais je n'ai pas de regrets à ce sujet », conclut-elle avec un sourire.
Concernant son organisation personnelle, Élodie prépare souvent ses tenues la veille, bien qu'elle avoue changer d'avis le matin même, ce qui peut parfois la mettre en retard. Elle a également partagé une expérience marquante lors d'une interview avec Luz, un rescapé de l'attentat de Charlie Hebdo, qu'elle considère comme l'une des plus significatives de sa carrière.