Faire plusieurs petites séries de squats dans la journée développerait autant de force qu'une séance plus longue
Des recherches récentes ont révélé que la pratique de plusieurs petites séries de squats tout au long de la journée pourrait développer autant de force qu'une séance d'entraînement plus longue. Cette approche, connue sous le nom de musculation fractionnée, a été comparée à une méthode d'entraînement classique dans une étude menée par l'université Tongji à Shanghai, publiée fin octobre 2026 dans le Journal of Exercise Science & Fitness.
Dans cette étude, les chercheurs ont examiné l'efficacité de la musculation fractionnée par rapport à l'entraînement classique sur un groupe de 45 étudiants âgés de 18 à 25 ans, tous familiers avec la musculation. Les participants ont été répartis aléatoirement en trois groupes : le premier groupe a suivi un entraînement fractionné, le deuxième un entraînement classique, tandis que le troisième groupe ne s'est pas entraîné sous supervision, servant ainsi de groupe témoin.
Le protocole de l'étude s'est étendu sur huit semaines, avec trois séances hebdomadaires de squats lestés sur machine guidée. Chaque séance comportait un total de soixante répétitions, indépendamment de la méthode utilisée. Les membres du groupe fractionné réalisaient trois séries d'une minute avec vingt squats, entrecoupées de longues pauses. En revanche, ceux du groupe classique exécutaient les soixante répétitions d'un seul tenant, à la même charge.
Les résultats ont montré que les gains de force étaient similaires pour les deux groupes, bien que la répartition des répétitions différait. Les chercheurs ont mesuré divers paramètres, dont la force maximale, la force isométrique (force produite sans mouvement) et l'endurance musculaire relative, qui représente le nombre de répétitions effectuées à une charge proportionnelle au maximum de chaque participant. Les deux groupes ayant suivi un entraînement ont montré des progrès par rapport au groupe témoin, mais aucune différence significative n'a été observée entre les deux méthodes d'entraînement.
Bien que les résultats bruts aient tendance à favoriser l'entraînement continu, la différence n'était pas suffisamment marquée pour établir une hiérarchie entre les deux approches. Cependant, un aspect notable de l'étude a été que les participants du groupe fractionné ont rapporté une plus grande satisfaction lors de leurs séances, ce qui pourrait être un facteur important pour maintenir une routine d'entraînement sur le long terme.
Malgré ces résultats encourageants, l'échantillon de l'étude, composé uniquement de jeunes hommes déjà entraînés, soulève des questions quant à la généralisation des conclusions. Il n'est pas certain que des débutants, des femmes ou des personnes âgées obtiennent les mêmes résultats. De plus, l'exercice de squat sur machine guidée ne représente qu'une petite partie des exercices de musculation disponibles.
Les chercheurs ont également précisé qu'une absence de différence statistique ne prouve pas l'équivalence des méthodes, surtout avec un échantillon aussi restreint. Ils soulignent que leurs conclusions sont préliminaires et appellent à des études plus longues et diversifiées pour valider ces résultats. Huit semaines ne permettent d'évaluer que le début d'une adaptation musculaire, et il serait pertinent d'explorer cette approche sur des périodes prolongées pour mieux comprendre ses effets à long terme.