Today's Post
Wednesday, 21 October 2026

Jean-Denis Lejeune scandalisé face aux émeutes : « Notre Marche Blanche, c’est la preuve qu’on peut peser sur le politique, sans devoir casser tout ! »

Le 20 octobre 1996 est une date mémorable pour la Belgique. Ce jour-là, plus de 300 000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles, répondant à l'appel des parents des enfants victimes de Marc Dutroux. En tête de la marche se trouvaient les familles de Julie et Mélissa, d'An et Eefje, ainsi que d'Elisabeth Brichet et de Loubna Benaïssa, sans oublier Sabine et Laetitia, qui sont des survivantes de la tragédie de Marcinelle.

Jean-Denis Lejeune, le père de Julie, partage ses réflexions sur cet événement marquant. « Avec le recul, c’est davantage un sentiment de fierté que de tristesse qui m’envahit aujourd’hui », déclare-t-il. Il souligne la réussite de cette mobilisation, qui a rassemblé 350 000 personnes venues de toutes les régions du pays : Flamands, Wallons et germanophones. « C’était une grande marche, pacifique et digne. Il n’y a eu aucune dégradation. Tout s’est vraiment déroulé dans l’esprit de la Marche Blanche, tel que nous l’avions espéré. » Il exprime son indignation face à la situation actuelle : « Quand je vois qu’aujourd’hui, un rassemblement de 200 personnes à peine peut causer des destructions dans une ville entière, cela me scandalise. »

Jean-Denis Lejeune qualifie les événements récents de « scandaleux et inacceptables ». Il fait référence à une époque où les manifestations étaient un moyen de faire entendre des revendications sans recourir à la violence. Lejeune rappelle que le mouvement qu’il a vécu était fondé sur des valeurs de respect et de dignité, des principes qu’il estime aujourd’hui oubliés par certains. Son propos résonne comme un appel à la responsabilité et à la réflexion sur la manière dont les manifestations sont menées dans le contexte actuel.

En parallèle, d'autres nouvelles continuent de faire la une. Par exemple, la question de la vignette et de la taxe de circulation prévue pour 2027 suscite des inquiétudes parmi les Wallons, qui s'attendent à devoir débourser davantage. De plus, l’enquête sur la disparition de Carole, retrouvée après plus de deux ans, a pris un tournant crucial grâce à un témoignage clé. Dans un autre registre, la police espagnole a diffusé des images de l’arrestation de trois suspects liés au meurtre du policier Nordine à Bruxelles.

La situation des compagnies aériennes est également préoccupante, avec Ryanair qui a annoncé la suppression de 1,1 million de sièges au départ de Charleroi et Bruxelles, en raison de l'augmentation de la taxe fédérale. Cela devrait entraîner une forte hausse des prix des billets en 2027. Par ailleurs, une étude révèle que près de la moitié des Belges ont des difficultés à comparer les contrats d'énergie, ce qui pourrait leur coûter jusqu'à 700 euros d'économies potentielles.

Dans le domaine de la justice, le Mouvement Réformateur (MR) a proposé l'instauration de bracelets électroniques pour les mineurs délinquants, avec un projet pilote qui devrait impliquer 40 jeunes, comme l'a annoncé la ministre Lescrenier. Ces propositions et événements illustrent la complexité des enjeux sociaux et politiques actuels en Belgique.

Les commentaires du public sur ces sujets reflètent une diversité d'opinions. Certains estiment que la jeunesse d'aujourd'hui n'est pas comparable à celle de 1996, tandis que d'autres se demandent si les responsables actuels ne devraient pas prendre exemple sur les manifestations pacifiques du passé. Ces débats soulignent l'importance de la mémoire collective et de l'engagement civique dans la société belge contemporaine.