La Chambre rejette une résolution reconnaissant un génocide à Gaza : "Que vous faut-il de plus ?"
La récente décision de la Chambre de représenter une résolution visant à reconnaître un génocide à Gaza a suscité de vives controverses au sein de l'opinion publique internationale. Selon les socialistes, les critères définis par la convention de 1948 pour établir un génocide sont bel et bien présents dans la situation actuelle : cela inclut le meurtre de membres d’un groupe, des atteintes graves à leur intégrité physique ou mentale, la soumission à des conditions d’existence entraînant leur destruction, des mesures visant à entraver les naissances et le transfert forcé d’enfants à d’autres groupes.
Malgré ces arguments, les partis politiques de l'Arizona sont restés fermes sur leur position, se référant au compromis obtenu en septembre 2025 concernant le conflit israélo-palestinien. Ils affirment ne pas vouloir dépasser cette ligne et ne souhaitent pas se substituer aux juridictions internationales. Luc Frank, représentant des Engagés, a déclaré : "Le débat est devenu profondément politique et très polarisant (...) Je respecte ceux qui estiment qu'il y a un génocide tout comme ceux qui pensent le contraire. Les divergences de vues persisteront tant qu'une juridiction internationale n'aura pas rendu de décision définitive."
De son côté, Els Van Hoof, du CD&V, a exprimé son point de vue en disant : "Quand je regarde ce qui se passe, cela correspond à la définition du génocide, il n’y a pas de doute, mais seules les juridictions internationales peuvent le déterminer et elles sont actuellement en train de traiter ce dossier."
Les défenseurs de la résolution n'ont pas été convaincus par ces arguments. Au cours des dernières années, la Chambre a déjà reconnu des risques de génocide dans d'autres contextes, tels que celui des Ouïghours en Chine, l'Holodomor en Ukraine, et le génocide des Yézidis par Daesh. Christophe Lacroix, du Parti socialiste, a rappelé : "À l'époque, on nous disait qu'il s'agissait d'une reconnaissance politique. Aujourd'hui, ceux qui s'opposent à cette résolution utilisent des arguments qui contredisent leurs votes précédents. Ce texte est une reconnaissance politique, nous ne nous substituons pas aux tribunaux, mais notre rôle est d'activer un élément de reconnaissance qui pourra ensuite servir aux juges dans leur décision."
L'opposition a critiqué les partis Les Engagés, CD&V et Vooruit. Nabil Boukili, du PTB, a souligné : "Que vous faut-il de plus pour que cette commission examine sérieusement cette question ? Des ONG et des instances de l'ONU reconnaissent le caractère génocidaire." Rajae Maouane, d'Ecolo-Groen, a également exprimé sa déception : "J'avais espéré que votre position politique serait différente, car vos présidents de parti se sont exprimés de manière plus ou moins claire. Votre majorité va bientôt s'effondrer, et vous ne pouvez même pas soutenir ici ce en quoi vous croyez."
Dans l'opposition de droite, Anders a montré un certain soutien à la résolution. Sandro Di Nunzio a proposé des amendements pour clarifier le texte, et même le Vlaams Belang a choisi de s'abstenir sur certains points. M. Lacroix a réagi en disant : "Le Vlaams Belang s'abstient, tandis que vous votez contre. Quel message cela envoie-t-il?"