Le coup de gueule d'une directrice d'école de l'arrondissement de Verviers contre la ministre Glatigny suscite de nombreuses réactions sur Facebook
Le climat de tension dans le secteur éducatif ne semble pas s'apaiser. Alors que des élèves se mobilisent depuis plusieurs jours, une manifestation intersectorielle a eu lieu le 9 octobre 2026. Dans ce contexte, une directrice d'une école de l'arrondissement de Verviers a exprimé son mécontentement sur Facebook, provoquant une vague de réactions. En moins de 24 heures, son message a récolté plus de 2 000 "j'aime" et plus de 1 000 partages.
La directrice a choisi de rester anonyme pour ne pas impliquer son établissement dans cette polémique, qualifiant son intervention de "démarche personnelle". Dans son message, elle dénonce des retards dans la transmission d'informations essentielles pour le bon fonctionnement des écoles, notamment concernant la réaffectation des enseignants. Elle souligne que ces informations tardent à arriver, rendant difficile la mise en place d'un enseignement de qualité.
Elle s’interroge sur la préparation des programmes pour les classes de secondaire 2 et 3, affirmant qu'il est impossible de planifier l'avenir des élèves sans ces données. La directrice déplore également les conséquences du décret-programme mis en place, qui, selon elle, a entraîné des pertes d'emplois et une surcharge de travail pour les enseignants.
Elle évoque la situation difficile de ses collègues dans la région de Liège, qui doivent faire face à des violences, des pressions de la part des élèves et des parents, ainsi qu'à une charge mentale accrue. La directrice critique la réponse de la ministre Glatigny face à la colère des jeunes, qui, selon elle, se limite à des condamnations et à des suggestions peu constructives, comme retourner en classe.
Dans son post, elle ironise sur les propositions de la ministre, qui a annoncé que des "temps de parole et de dialogue" seraient organisés dans les écoles pour recueillir les revendications des jeunes. Elle se demande pourquoi ces préoccupations n'ont pas été entendues auparavant, soulignant que cela fait des années qu'elles sont exprimées sans réponse.
La directrice s'attaque directement à la ministre en lui conseillant de démissionner, affirmant qu'il est temps de reconnaître les erreurs commises et de laisser la place à des personnes plus compétentes. Elle critique également la gestion des ressources, indiquant que les promesses de réinvestissement ne se concrétisent pas et que les chiffres annoncés ne correspondent pas à la réalité.
Elle conclut en interpellant la ministre sur la responsabilité des écoles dans les révoltes des jeunes, affirmant que ces établissements sont souvent les premières victimes des désordres, subissant des dégâts matériels et des violences. Son message résonne avec un écho fort dans le milieu éducatif, où beaucoup partagent son sentiment de frustration face à la gestion actuelle des enjeux de l'éducation.