Se former pour devenir référent IA, un rôle clé dans les années à venir
Dans un contexte où les petites et moyennes entreprises (PME) peinent à recruter des spécialistes de l'intelligence artificielle (IA) à plein temps, la nécessité de s'approprier cette technologie devient cruciale. Selon Fabien Lallement, directeur adjoint de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Gironde, « l’idée est de désigner un collaborateur qui va sécuriser et accompagner les outils d’IA et leur utilisation par les équipes, comme on a pu le voir avec les référents cybersécurité ou handicap ». Ce rôle est particulièrement pertinent pour les très petites entreprises (TPE) et PME qui doivent intégrer l’IA sans forcément disposer des ressources humaines nécessaires.
Pour garantir une utilisation responsable et efficace de l'IA, il est souvent recommandé de mettre en place une charte d'utilisation. Cette charte peut aborder des thèmes variés tels que la confidentialité, la stratégie et l'éthique, afin d'encadrer l'utilisation de l'IA par les employés. Fabien Lallement souligne que « cette charte constitue la base méthodologique du référent. Ce n’est pas obligatoire, mais, compte tenu de l’évolution très rapide de l’adoption de l’IA, cela devient très important ». Ainsi, le référent IA doit non seulement s'assurer que l'entreprise est techniquement préparée, mais aussi qu'elle comprend les implications éthiques et réglementaires liées à l'usage de l'IA.
À Bordeaux, divers organismes proposent des formations pour préparer ces référents. Parmi eux se trouvent des acteurs nationaux comme Senza ou Master IA, ainsi que des structures locales telles que FJ Digital, fondée par Fabien Arel. Ces formations visent à doter les participants des compétences nécessaires pour intégrer efficacement l'IA dans leurs processus de travail.
Les formations incluent des modules sur l'utilisation de Claude, notamment Claude Code, qui permettent aux participants d'apprendre à initier des projets et à analyser les besoins spécifiques des entreprises. « À partir de ces besoins, nous développons les outils qui leur sont nécessaires. Nous apprenons à structurer un projet, à configurer et créer des agents, ainsi que des connecteurs pour relier l’IA aux outils du quotidien : messagerie, agendas, etc. L’objectif est de créer un univers intégré qui permette de gagner du temps, d’automatiser et d’éviter les tâches chronophages », explique Fabien Arel.
Il est intéressant de noter que les participants à ces formations ne sont pas uniquement issus du secteur technologique. « Ce sont beaucoup d’assistants administratifs, qui gèrent la comptabilité, les papiers, les devis et les mails. Le plus long, c’est la conception. Ensuite, le développement va plus vite. Il suffit de savoir utiliser un ordinateur. Il n’est pas nécessaire d’être ingénieur en IA », précise Arel. Cela démontre que l’accessibilité de ces formations permet à un large éventail de professionnels de s'engager dans l'intégration de l'IA dans leur travail quotidien.
En somme, la montée en compétence des collaborateurs dans le domaine de l'IA est devenue une priorité pour les TPE et PME. En désignant un référent IA et en établissant une charte d'utilisation, ces entreprises peuvent naviguer plus sereinement dans les défis et opportunités offerts par l'intelligence artificielle. Les initiatives de formation à Bordeaux témoignent de cette volonté d'adaptation et d'innovation, essentielle pour rester compétitif dans un monde de plus en plus tourné vers la technologie.