Un 5ème cas de coqueluche déclaré à Raiatea le mois dernier - Outre-mer La 1ère
Le dernier Bulletin de surveillance sanitaire a rapporté qu'un cinquième cas de coqueluche a été identifié à Raiatea durant la semaine 43, qui s'étendait du 19 au 25 octobre. En l'espace d'un mois, l'île a enregistré un total de cinq cas de cette infection. La coqueluche, causée par la bactérie Bordetella pertussis, est une maladie respiratoire hautement contagieuse.
Pour rappeler l'impact de cette maladie, la Polynésie française a connu une épidémie de coqueluche entre juin 2024 et mai 2025, qui a tragiquement entraîné le décès d'un nourrisson. Les symptômes de cette infection incluent des quintes de toux intenses et spasmodiques, souvent suivies d'une inspiration bruyante, communément appelée le « chant du coq », ainsi que des vomissements. La transmission se fait principalement par voie aérienne, à travers les postillons, les éternuements et la toux.
Bien que la coqueluche puisse être bénigne chez les enfants plus âgés et les adultes, elle représente un danger considérable pour les nourrissons de moins de six mois qui n'ont pas encore été vaccinés, car elle peut être très grave, voire fatale. La prévention repose sur la vaccination, qui est obligatoire pour les nourrissons, ainsi que sur des rappels réguliers, en particulier pour les femmes enceintes et les proches des nouveau-nés. Cependant, il est important de noter que le vaccin n'offre pas une protection totale.
Par ailleurs, le même bulletin a révélé que la Polynésie est entrée dans une phase épidémique de grippe. Au cours de la dernière semaine, 52 cas de grippe A, principalement du sous-type H1N1, ont été confirmés à Tahiti, Raiatea et dans les Marquises, entraînant l’hospitalisation de quatorze personnes. En réponse à cette situation, une campagne de vaccination contre la grippe a été lancée le 26 octobre. Le vaccin est désormais disponible dans les pharmacies et les établissements de la Direction de la santé, avec une prise en charge pour les personnes éligibles.
En outre, d'autres nouvelles importantes ont été rapportées récemment. Dans le domaine médical, des préoccupations ont été soulevées concernant la possibilité de poursuivre les greffes rénales en Polynésie. Bien que 177 greffes aient été réalisées au CHPF depuis 2013, l'activité demeure fragile en raison d'un manque de personnel médical, malgré la formation de nouveaux médecins.
Une autre actualité marquante concerne un chauffeur de taxi mahorais qui a été victime d'une agression violente à Majunga, le 27 octobre. Cet homme, gravement blessé à la tête, est dans un état critique et a été transféré à Antananarivo, avec une évacuation sanitaire vers La Réunion prévue pour le 2 novembre.
Dans le même cadre de santé, une journée de dépistage de l'amylose cardiaque, souvent appelée la « maladie caméléon » en raison de ses symptômes variés, est prévue le 5 novembre au CHU Félix-Guyon de Saint-Denis à La Réunion. Cette maladie rare peut être mortelle si elle n'est pas diagnostiquée à temps, ce qui en fait une priorité pour le dépistage.
Enfin, la campagne de vaccination contre la grippe a débuté le 26 octobre, mais la situation est préoccupante avec une dizaine de cas, dont deux décès, signalés sur le territoire. À l'approche de la période propice à la propagation de la grippe, il est fortement conseillé aux personnes vulnérables de se faire vacciner.