Today's Post
Monday, 02 November 2026

Georges-Louis Bouchez en Turquie en compagnie d’Emir Kir : quel était le but de ce voyage ?

Les vice-Premiers ministres belges semblent éprouvés. Depuis mercredi, leurs réunions se succèdent sans relâche, et le silence qui règne parmi eux est particulièrement notable. « Je n'en dirai pas plus aujourd'hui, cela ne sert à rien », a déclaré Maxime Prévot en réponse aux questions des journalistes. Leur réserve est interprétée comme un signe positif, car chacun privilégie les résultats à l'exposition médiatique de leurs désaccords.

Leur situation est d'autant plus préoccupante qu'ils avaient initialement prévu de conclure leurs travaux d'ici le 21 juillet, mais ils accusent désormais un retard de trois mois, un délai qui s'ajoute aux quatre mois de l'an passé.

Par ailleurs, l'actualité de cette semaine est marquée par un scandale impliquant la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, concernant le projet i-Police, qui a coûté 140 millions d'euros aux contribuables sans résultats tangibles. La Cour des comptes a révélé que ce projet de digitalisation, lancé en 2021, a finalement coûté bien plus que les 75 millions d'euros initialement prévus. Une enquête judiciaire est en cours pour examiner un potentiel conflit d'intérêts. « Un jour, on apprend qu'elle a été avocate pour la société à qui le marché a été attribué. Un autre jour, on découvre que son compagnon travaille pour un cabinet d'avocats lié à la même entreprise », a déploré Ridouane Chahid, député fédéral du PS, sur les ondes de bel RTL.

À cela s'ajoute la problématique du porte-parole de la ministre, qui a été inculpé pour avoir échangé des informations avec la porte-parole du parquet, également sous enquête. En outre, un voyage à 25 000 euros financé par les contribuables en septembre, comprenant un vol en première classe à 11 000 euros, a suscité des critiques, surtout après un avis défavorable de l'Inspection des finances. Tout cela se déroule alors que le gouvernement cherche à économiser 10 milliards d'euros.

Dans un autre registre, une question se pose : qui est le ministre belge des Affaires étrangères en ce moment ? La réponse ne semble pas claire pour tout le monde. Ce phénomène est souvent qualifié de diplomatie parallèle ou de paradiplomatie. Cette semaine, Georges-Louis Bouchez s'est rendu en Turquie. Quel en était l'objectif ? Renforcer les relations économiques et militaires. Toutefois, il ne représentait pas officiellement la Belgique. Accompagné de deux élus belgo-turcs, il a multiplié les rencontres politiques et économiques, sous l'œil discret d'Emir Kir, le bourgmestre de Saint-Josse, qui a été écarté du PS et que certains voient potentiellement rejoindre le MR avant les prochaines élections.