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Wednesday, 28 October 2026
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« Je préfère vendre moins cher que de jeter » : à Huy-Waremme, les vendeurs de chrysanthèmes attendent le rush de la Toussaint

La période de la Toussaint est cruciale pour les horticulteurs et les pépiniéristes, mais les comportements des consommateurs semblent changer. De nombreux professionnels du secteur expriment leurs inquiétudes face à une diminution des ventes de chrysanthèmes. Ce phénomène s'observe depuis plusieurs années. « Depuis environ dix ans, nous constatons une baisse d'environ 5 % », explique Guillaume Beuken, représentant des Horticoles Flamand à Tihange. Il attribue cette tendance à plusieurs éléments. « J'ai l'impression qu'il y a une perte de tradition chez les jeunes générations. Les cimetières sont moins décorés qu'auparavant. De plus, l'incinération devient une option plus courante, et les gens se tournent de plus en plus vers des arrangements floraux artificiels. »

Cette année, Beuken a noté « une diminution des réservations ». Cependant, il choisit de garder un esprit positif. « Les ventes augmentent généralement dans les trois derniers jours avant la Toussaint. Cette année, le 1er novembre tombe un dimanche, ce qui permettra à nos clients d'effectuer leurs achats durant le week-end, juste avant de se rendre au cimetière. Je pense également que les conditions météorologiques du week-end précédent n'ont pas encouragé les gens à acheter des chrysanthèmes pour embellir les tombes. »

Beuken souligne également sa philosophie commerciale en disant : « Je préfère vendre moins cher que de jeter. » Cette déclaration reflète l'engagement des horticulteurs à réduire le gaspillage, même si cela signifie des marges bénéficiaires plus faibles. Pour lui, il est essentiel de trouver un équilibre entre la satisfaction des clients et la gestion des stocks.

À Huy-Waremme, d'autres vendeurs partagent des préoccupations similaires. La baisse des ventes est un sujet de discussion fréquent entre les professionnels du secteur. La tendance vers des achats de dernière minute est devenue une réalité, et beaucoup espèrent que les clients viendront en nombre dans les jours qui précèdent la Toussaint.

Les artisans floraux s'efforcent de s'adapter à ces changements. Certains ont commencé à proposer des alternatives aux chrysanthèmes, comme des compositions florales variées qui pourraient séduire un public plus large. D'autres mettent l'accent sur la qualité de leurs produits, en cherchant à offrir des chrysanthèmes plus durables et esthétiquement plaisants.

Les craintes des horticulteurs ne sont pas infondées. Les statistiques montrent une tendance générale à la baisse des ventes de fleurs pour les commémorations. Les jeunes, en particulier, semblent privilégier d'autres formes de souvenirs pour honorer leurs défunts, ce qui soulève des questions sur l'avenir des traditions liées à la Toussaint.

Malgré ces défis, l'espoir demeure. Les professionnels croient fermement qu'avec des efforts de sensibilisation et des innovations dans l'offre, ils peuvent raviver l'intérêt pour les chrysanthèmes. La Toussaint reste une occasion importante de célébrer la mémoire des êtres chers, et beaucoup estiment que les fleurs continueront à jouer un rôle central dans ces rituels.

Alors que la Toussaint approche, la communauté horticole se prépare à accueillir une éventuelle affluence de clients, espérant que la tradition perdure malgré les évolutions sociétales. La passion pour les fleurs et le respect des souvenirs des défunts demeurent au cœur de leur engagement professionnel.