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Wednesday, 28 October 2026
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Les États-Unis vont accorder un visa à Flavio Bolsonaro et sa famille, "honteux" pour Lula

Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président brésilien Jair Bolsonaro, n'a pas encore accepté sa défaite lors du second tour des élections face à Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été réélu avec 52 % des voix, un résultat qui a surpris de nombreux observateurs. Un responsable du département d'État américain a déclaré, sous couvert d'anonymat, que les États-Unis vont délivrer des visas à Flavio Bolsonaro et à sa famille, leur permettant ainsi d'entrer sur le territoire américain. Toutefois, la présence immédiate du sénateur aux États-Unis n'a pas été confirmée.

Après sa défaite, Flavio Bolsonaro avait promis de respecter un ordre judiciaire lui enjoignant de remettre ses passeports aux autorités, mais il ne l'a pas fait. Ses documents, y compris son passeport diplomatique, ont été annulés par les autorités le mardi suivant, selon des sources policières. Malgré cela, il détient la nationalité italienne depuis 2023, comme le confirme un document du Parlement italien.

Âgé de 45 ans, Flavio Bolsonaro fait l'objet de plusieurs enquêtes, notamment pour des soupçons de corruption et de blanchiment d'argent liés au financement d'un film sur son père, qui est actuellement assigné à résidence pour avoir tenté de renverser le gouvernement. Il rejette toutes les accusations.

Luiz Inacio Lula da Silva a qualifié de "honteux" le fait que Flavio Bolsonaro ait quitté le Brésil pour les États-Unis, tout en précisant qu'il n'avait pas d'informations concrètes à ce sujet. Lors de son 81e anniversaire célébré à Brasilia, Lula a déclaré : "Le Brésil, c'est sa seconde patrie. La première, c'est de lécher les bottes des États-Unis." Eduardo Bolsonaro, le frère de Flavio et ancien député, vit aux États-Unis et est en contact avec l'administration de Donald Trump. La semaine précédente, il avait exprimé son soutien à l'idée que son frère quitte le Brésil en raison des enquêtes en cours.

Bien que Donald Trump n'ait pas ouvertement soutenu Flavio Bolsonaro pendant la campagne, il l'avait reçu à la Maison Blanche en mai. Lundi, Trump a critiqué les élections brésiliennes, les qualifiant de "truquées" sans fournir de preuves, alors que des messages de félicitations au président réélu affluaient du monde entier, y compris de pays latino-américains dirigés par des gouvernements de droite. Le même jour, Flavio Bolsonaro a affirmé qu'il n'avait "jamais pensé à quitter le pays" et qu'il comptait diriger l'opposition contre le gouvernement de Lula, malgré la reconnaissance de la réélection de Lula par son parti.

Après l'annonce de sa défaite, Flavio Bolsonaro avait déclaré qu'il demanderait l'annulation du scrutin, invoquant des irrégularités. Il avait été considéré comme le favori après avoir remporté le premier tour. En cas de victoire, il avait promis de gracier son père, qui purge actuellement une peine de 27 ans de prison en résidence surveillée pour avoir tenté de conserver le pouvoir après sa défaite en 2022 face à Lula. Tout comme son fils, Jair Bolsonaro n'a pas reconnu sa défaite et avait quitté le Brésil juste avant l'investiture de Lula, revenant trois mois plus tard.

L'entourage de Flavio Bolsonaro a exprimé sa surprise face à l'éventualité de son départ. Le sénateur Rogerio Marinho, coordinateur de sa campagne, a déclaré aux médias : "Nous avons été surpris et nous ne savons toujours pas où il se trouve." Cependant, il a ajouté qu'il comprendrait la décision de Flavio de quitter le pays avec sa famille. Mardi, un juge de la Cour suprême a ordonné l'ouverture d'une enquête sur un éventuel financement étranger de la campagne de Flavio Bolsonaro, tout en évoquant d'autres possibles ingérences, y compris des manipulations sur les réseaux sociaux impliquant la société Meta.

Dans la période précédant le second tour, Lula avait accusé la société mère de Facebook, Instagram et WhatsApp de restreindre la circulation de ses contenus. Meta a nié toute allégation de parti pris, tout en reconnaissant qu'il y avait eu des "problèmes techniques" qui ont affecté la campagne en ligne de la gauche.