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Tuesday, 20 October 2026

Liège : le bourgmestre Willy Demeyer défend l’interdiction de rassemblement et annonce 327 arrestations - RTBF Actus

Le conseil communal de Liège est appelé à ratifier une ordonnance qui a été instaurée le 7 octobre dernier, suite à plusieurs jours de troubles liés aux manifestations étudiantes contre les décisions du gouvernement. Le bourgmestre Willy Demeyer a justifié cette mesure par une hausse des violences, qui ont atteint leur paroxysme avec des scènes d’émeutes et de pillages. Il a décrit la réponse des autorités comme étant "proportionnelle et graduelle", soulignant que l’interdiction avait pour but d’éviter la formation de groupes de plusieurs centaines de personnes. "Il faut reconnaître que cela a porté ses fruits", a-t-il déclaré. Les dommages causés au mobilier communal sont estimés à 200.000 euros, un montant équivalent au budget annuel alloué à ce secteur, sans inclure les pertes liées aux équipements de JCDecaux et Letec. De plus, dix véhicules de police ont été endommagés, selon le bilan présenté par le bourgmestre.

Les élus ont réagi de manière variée à cette situation. Caroline Saal, cheffe du groupe Vert Ardent, a demandé des explications concernant des allégations de pratiques policières abusives. Elle a notamment interrogé l’usage des gaz lacrymogènes et des canons à eau, en soulevant les implications pour les mineurs et les passants. Elle a également plaidé pour la création d'un guichet unique afin de soutenir les commerces affectés par les événements. Sophie Lecron, cheffe de groupe PTB, a critiqué le manque de réponses politiques aux préoccupations des jeunes, en particulier sur les questions de transports en commun, et a appelé à une écoute attentive de leurs revendications. Diana Nikolic, cheffe de groupe MR, a, quant à elle, exprimé son soutien aux forces de l’ordre et à la position du bourgmestre.

François Schreuer, conseiller communal PS+, a également demandé des clarifications sur plusieurs incidents signalés, tels que l'absence d'information pour les parents de mineurs interpellés, le refus d’accès à un médecin, et des possibles contrôles au faciès. Il a insisté sur l'importance des revendications étudiantes et a souligné la "maturité" des jeunes qu'il a rencontrés, affirmant que les violences ne justifiaient pas de les ignorer. Il a aussi critiqué le manque de dialogue des gouvernements face aux inquiétudes concernant l'accès à l'éducation, au logement et aux services publics.

Willy Demeyer a exprimé son regret que des personnes non impliquées dans les troubles aient pu être affectées par les événements. Il a promis de rencontrer celles qui contestent les conditions de leur arrestation. Bien qu'il ait reconnu que les confrontations avec la police pouvaient être traumatisantes, il a défendu les décisions qui ont été prises par les autorités. Le bourgmestre a donc maintenu que les mesures mises en place étaient nécessaires pour rétablir l'ordre et protéger la sécurité publique.