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Thursday, 05 November 2026
Health

« L’inactivité est un facteur de risque majeur pour la santé » : l’OMS tire la sonnette d’alarme sur le manque d’activité physique des adolescents

Un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié mercredi souligne que 25 % des adolescents dans le monde n'ont pas pratiqué d'activité physique d'au moins une heure au cours de la semaine précédente. Ce constat révèle un manque de progrès significatif dans ce domaine au cours des quinze dernières années.

Selon cette étude, qui a été réalisée dans 140 pays et territoires et qui a impliqué plus de 3,2 millions de jeunes âgés de 11 à 17 ans, environ 240 millions de ces adolescents n'ont pas réussi à atteindre le seuil recommandé de 60 minutes d'activité physique d'intensité modérée à élevée au moins un jour durant la semaine écoulée. En moyenne, les jeunes rapportent être actifs seulement 2,7 jours par semaine, et seulement 14 % d'entre eux affirment pratiquer une activité physique chaque jour.

Ces résultats mettent en lumière un problème de santé publique majeur, l'OMS avertissant que l'inactivité physique constitue un « facteur de risque majeur » pour des maladies telles que les maladies cardiaques, le diabète de type 2 et certains types de cancer. Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, a exprimé son inquiétude en déclarant : « Depuis 15 ans, presque aucun progrès n’a été réalisé à l’échelle mondiale pour inciter les jeunes à bouger, et les filles sont particulièrement laissées pour compte ».

Il existe également des disparités notables entre les sexes. L'étude a révélé que 28 % des filles n'ont pas pratiqué d'activité physique au cours de la semaine précédente, contre 22 % des garçons. De plus, seulement 11 % des filles ont déclaré être actives tous les jours, comparativement à 17 % des garçons. Ces écarts sont observés dans presque tous les pays étudiés.

Les résultats varient considérablement d'un pays à l'autre. Par exemple, en Namibie, au Népal ou aux Philippines, environ 40 % des adolescents ont rapporté n'avoir eu aucun jour d'activité physique. En revanche, dans des pays comme la Serbie ou le Bangladesh, plus de 30 % des jeunes affirmaient avoir été actifs quotidiennement.

Plusieurs facteurs peuvent influencer le niveau d'activité physique des adolescents, selon l'OMS. Ces facteurs incluent les modes de transport, l'accès à des espaces publics sûrs, la possibilité de marcher ou de faire du vélo en toute sécurité, l'environnement scolaire, l'accessibilité financière, ainsi que les normes sociales. L'OMS souligne également que le mode de vie de plus en plus axé sur les écrans contribue à ce phénomène d'inactivité.

Face à cette situation, l'OMS appelle à des actions plus vigoureuses dans les domaines de l'éducation, des transports, de l'urbanisme, du sport et de la santé. L'organisation insiste sur la nécessité de déployer des efforts supplémentaires pour éliminer les obstacles multiples auxquels les filles sont confrontées en matière d'activité physique.